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hoa rừng Hoang Thuc Hao | 2016 H

Livre


Cote : 727_1

Cet ouvrage illustre le travail de l'architecte vietnamien Hoàng Thúc Hảo et de l'agence 1+1>2 Architects. Il présente une série de projets d'écoles et d'équipements communautaires construits dans les régions montagneuses et rurales du Vietnam. À travers photographies, plans et témoignages, Hoa Rừng (La fleur de la jungle) retrace un parcours de près de vingt ans d'architecture sociale et durable, ancrée dans les savoir-faire locaux et l'éducation des enfants.

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Cet ouvrage illustre le travail de l'architecte vietnamien Hoàng Thúc Hảo et de l'agence 1+1>2 Architects. Il présente une série de projets d'écoles et d'équipements communautaires construits dans les régions montagneuses et rurales du Vietnam. À travers photographies, plans et témoignages, Hoa Rừng (La fleur de la jungle) retrace un parcours de près de vingt ans d'architecture sociale et durable, ancrée dans les savoir-faire locaux et l'éduc...[+]

ECOLE

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- 93 p.
Cote : 72_00 (BER)
De la leçon inaugurale prononcée par Bernard Desmoulin le 18 janvier 2011 à l'Ecole de Chaillot restait le souvenir d'une musique très particulière, d'une propension à la litote, mêlant au fil de phrases fluides, réflexions intellectuelles et psychologiques, sensibilité et culture.

Demeurait aussi l'impression d'avoir été emmené au long d'un curieux voyage. Surtout pas un grand tour forcé des projets et réalisations de l'architecte. Non, tout au contraire, d'avoir été discrètement invité à considérer avec lui, des objets, des faits, des images, des oeuvres aimées, son musée imaginaire, et chemin faisant, par petites touches, conduit à le découvrir comme à travers un miroir sans teint, voilé dévoilé par ce qu'il montrait.

Ce livre revisite cette conférence, la complète par les questions du public et les réponses de l'architecte. Chemin faisant, se devine aussi comment s'opère chez lui ce moment étrange de la cristallisation du projet quand, à partir d'un lieu, d'une oeuvre, du frôlement de l'histoire et du patrimoine, au bout de l'accumulation des croquis et des dessins et, plus tard, des échanges avec la maîtrise d'ouvrage, il se dégage du magma, s'ébauche, puis se profile net et clair.

Depuis 2003, pour ponctuer sa rentrée, l'Ecole de Chaillot, département formation de la Cité de l'architecture & du patrimoine, invite un architecte à évoquer la place de l'histoire et du patrimoine dans son processus de conception. La leçon inaugurale de Bernard Desmoulin est la huitième du nom. Sept personnalités l'on précédé : Yves Dauge, Henri Gaudin, Patrick Berger, Pierre-Louis Faloci, Jean Nouvel, Jean-Marie Duthilleul et Alexandre Chemetoff.[-]
De la leçon inaugurale prononcée par Bernard Desmoulin le 18 janvier 2011 à l'Ecole de Chaillot restait le souvenir d'une musique très particulière, d'une propension à la litote, mêlant au fil de phrases fluides, réflexions intellectuelles et psychologiques, sensibilité et culture.

Demeurait aussi l'impression d'avoir été emmené au long d'un curieux voyage. Surtout pas un grand tour forcé des projets et réalisations de l'architecte. Non, tout ...[+]

ECOLE ; MONOGRAPHIE ; ARCHITECTE

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- 255 p.
Cote : 727_1-Cre
Présentation de trente réalisations récentes d'architectes dédiées à l'enseignement, dans le monde entier, privilégiant le confort, l'attrait et la sécurité.

CRECHE ; ECOLE ; LYCEE ; HALTE-GARDERIE

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- 190 p.
Cote : 72_039-PAL
Présentation des travaux menés par Sergio Palleroni, Steve Badanes et David Riley, avec des étudiants de l'université de Washington, proposant trois programmes de reconstruction et d'aide sociale (Global Community Studio, Housing Solutions studios et Local Neighborhood Studio) en faveur des communautés défavorisées au Mexique, à Cuba, en Inde, mais aussi pour les travailleurs immigrés de l'est de Washington ou les réserves d'indiens. Ces programmes pilotes de projet/construction associent une formation architecturale innovante avec l'immersion culturelle, l'activisme social et la science environnementale, afin de répondre à la pauvreté et aux problèmes sociaux.[-]
Présentation des travaux menés par Sergio Palleroni, Steve Badanes et David Riley, avec des étudiants de l'université de Washington, proposant trois programmes de reconstruction et d'aide sociale (Global Community Studio, Housing Solutions studios et Local Neighborhood Studio) en faveur des communautés défavorisées au Mexique, à Cuba, en Inde, mais aussi pour les travailleurs immigrés de l'est de Washington ou les réserves d'indiens. Ces ...[+]

DEVELOPPEMENT DURABLE ; ECONOMIE DE LA CONSTRUCTION ; BATIMENT PUBLIC ; HABITAT COMMUNAUTAIRE ; HABITAT INDIVIDUEL ; ECOLE ; BIBLIOTHEQUE ; ETUDIANT ; LOGEMENT SOCIAL ; AUTOCONSTRUCTION

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- 52 p.
Cote : DIPL.25-025

PRÉSENTATION DE L'AUTEUR

" Le Haut Atlas marocain, territoire aux pratiques vernaculaires encore actives, a été profondément bouleversé par le séisme du 8 septembre 2023. Ce mémoire explore les conditions de reconstruction à Imi n'Tala, en interrogeant les notions de mémoire, de territoire et de résilience communautaire. A partir de l'analyse du mode de vie amazigh, des savoir-faire locaux et des dynamiques sociales rurales, il propose une réflexion autour du rôle que peut jouer un bâtiment public dans la réactivation d'un lien collectif. Le projet regroupe différents programmes que sont une école, ateliers d'artisanat, lieu de culte et greniers collectifs, construits avec des matériaux locaux et en circuit court. Il s'inscrit dans une logique d'ancrage, de transmission et de continuité, en lien avec les besoins du territoire et les mémoires qu'il porte en lui."

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PRÉSENTATION DE L'AUTEUR

" Le Haut Atlas marocain, territoire aux pratiques vernaculaires encore actives, a été profondément bouleversé par le séisme du 8 septembre 2023. Ce mémoire explore les conditions de reconstruction à Imi n'Tala, en interrogeant les notions de mémoire, de territoire et de résilience communautaire. A partir de l'analyse du mode de vie amazigh, des savoir-faire locaux et des dynamiques sociales rurales, il propose une r...[+]

SEISME ; RECONSTRUCTION ; COMMUNAUTE ; ARCHITECTURE VERNACULAIRE ; BATIMENT PUBLIC ; EQUIPEMENT COLLECTIF ; ECOLE ; ATELIER D'ARTISANAT ; BATIMENT CULTUEL ; GRENIER AGRICOLE ; PROCEDE DE CONSTRUCTION ; MAROC ; HAUT ATLAS ; IMI N'TALA

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- 129 p.
Cote : DIPL.19-062
Résumé de l'auteur :
Un questionnement et une analyse du manque de scolarisation qui aboutissent sur des recherches sur Mabienha. La redynamisation d'une zone défavorisée par l'architecture.
Projet : « La redynamisation du village de Mabienha par la promotion de l'éducation autour de la modularité et du bambou.
Côte d'Ivoire, Assinie, Mabienha , éducation, défavorisé, bambou, modulaire ».
Résumé de la Bibliothèque :
Le mémoire propose une analyse du site, un état des lieux concernant les problèmes environnementaux et sociaux avec notamment un problème d'accès des enfants des villages pauvres à l'éducation. Suivent des considérations sur les préconisations en matière d'architecture scolaire et deux exemples cités comme références: l'école flottante de Makoko au Nigéria, la Green School de Bali. L'étude des ressources locales pour une architecture néo-vernaculaire conduit à privilégier le bambou, pour des bâtiments répartis dans le village et se développant sur la lagune.
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Résumé de l'auteur :
Un questionnement et une analyse du manque de scolarisation qui aboutissent sur des recherches sur Mabienha. La redynamisation d'une zone défavorisée par l'architecture.
Projet : « La redynamisation du village de Mabienha par la promotion de l'éducation autour de la modularité et du bambou.
Côte d'Ivoire, Assinie, Mabienha , éducation, défavorisé, bambou, modulaire ».
Résumé de la Bibliothèque :
Le mémoire propose une ...[+]

ECOLE ; BAMBOU ; ARCHITECTURE FLOTTANTE ; DEVELOPPEMENT DURABLE ; CONSTRUCTION MODULAIRE ; EDUCATION ; ECOCONCEPTION ; MABIENHA ; LAGUNE

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- 23 p.
Cote : DIPL.12-118
Le mémoire propose d'analyser l'architecture humanitaire et plus particulièrement le cas de la Syrie depuis le printemps arabe en 2011.
Le projet propose la construction d'un bâtiment modulaire et démontable, regroupant une école et un orphelinat à Homs en Syrie.

HOMS ; ARCHITECTURE D'URGENCE ; HOME D'ENFANTS ; ECOLE ; CONSTRUCTION MODULAIRE ; CONSTRUCTION DEMONTABLE

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vol. 1 - 28 p.
Cote : HMO.09-007
Présentation de l'agence Ameller & Dubois qui travaille exclusivement pour la commande publique. L'auteur réalise des études de cas concernant la restructuration d'un hôpital, d'une école et projet de construction d'un EHPAD.

BATIMENT HOSPITALIER ; ECOLE ; COMMANDE PUBLIQUE

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- 50 p.
Cote : DIPL.86-116
Le programme de structure d'enseignement agricole est adapté au site choisi en corrélation avec les données du paysage.
La composition du projet est basée sur le décalage crée par le parcellaire entre la configuration des sites agricoles et des structures politico-sociales quasi inexistantes au sein de la municipalité.

77 SEINE-ET-MARNE ; AMENAGEMENT RURAL ; POUVOIR LOCAL ; ECOLE ; AGRICULTURE

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Cote : DIPL.83-115
Etude de la région de Messa Mani dans le Pélonèse, du village de Layia. Projet d'école.

MAGNE ; ENVIRONNEMENT NATUREL ; ECOLE ; PATRIMOINE ARCHITECTURAL

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- 127 p.
Cote : Réserve
Les expériences publiées dans cette livraison sont des chantiers coopératifs menés avec les habitants, selon le principe d'utilisation des ressources naturelles locales ( "Appropriate technology"). Plusieurs de ces chantiers ont été réalisés dans le cadre de workshop avec des étudiants en architecture ou menés par des ONG : une bibliothèque au Burundi en briques de terre, des maisons en paille pour les communautés Navajo ou Hopi, des écoles, au Pérou, en Equateur, en Colombie (bambou), en Mauritanie dans un camp de réfugiés ( structure mixte avec des sacs de sable), à la frontière de Myanmar et de la Thailande (sacs de terre), jardin d'enfant en Ethiopie, espace de jeu à Parcobaleno l'Aquila (italie). L'eco-village Ithaca dans l'état de New York est évoqué ainsi que plusieurs maisons individuelles (la Maltenuta près de Turin, maison en paille à Rome, Rose Lee's House par Rural Studio en Alabama... Les projets et recherches sont de : Al Borde, Alan Willett and Steve Gaarder, Archintorno, BC Architects, Beyond Architecture Group, Collettivo Ark, Cristina Cerulli, FAREstudio_Riccardo Vannucci, Fundación Escuela para la Vida, Giovanni Jalla, Ian Hall, Karine Labrousse, Jorge Dantas, Kikuma Watanabe, Luca Sampò, Marco Aresta, Giulia Scialpi, Ecohacer, Nathaniel Corum, Paolo Mestriner, Paolo Robazza, Paulo Alfonso, Marta Maccaglia, Rural Studio, Elena Barthel, Sara Capurro, VIVIAMOLAq[-]
Les expériences publiées dans cette livraison sont des chantiers coopératifs menés avec les habitants, selon le principe d'utilisation des ressources naturelles locales ( "Appropriate technology"). Plusieurs de ces chantiers ont été réalisés dans le cadre de workshop avec des étudiants en architecture ou menés par des ONG : une bibliothèque au Burundi en briques de terre, des maisons en paille pour les communautés Navajo ou Hopi, des écoles, au ...[+]

COOPERATION ; PARTICIPATION DE L'USAGER ; CHANTIER PARTICIPATIF ; CONSTRUCTION EN MATERIAU VEGETAL ; PAILLE ; BAMBOU ; TERRE CRUE ; ECOLE ; MATERIAU RECYCLE

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V
- 212 p.
Cote : 72_00-OLG
Une fois n'est pas coutume, après la traditionnelle biographie, Valerio Olgiati établit son autobiographie iconographique.
Deux analyses des concepts de son oeuvre viennent ensuite, respectivement signées Markus Breitschmid et Juan Antonio Cortes.
Enfin, les réalisations suivantes sont détaillées :
School in Paspels, The Yellow House, The Lake Cauma Project, Office Building in Zurich, K+N House, Bardill Studio, Visiting Centre - Swiss National Park, Projection room Gornergrat, Office de Valerio Olgiati, Learning Center EPFL, National Palace Museum, Medical Center UAE, Residental Building Zug Schleife, Plantahof Auditorium, Cantina Il Carnasciale, Entrance to the Grisons Parliament Buildings, Perm Museul XXI, Music Hall Schlossgut Hohenbeilstein, House in Alentejo, Apartment Tower in Lima.[-]
Une fois n'est pas coutume, après la traditionnelle biographie, Valerio Olgiati établit son autobiographie iconographique.
Deux analyses des concepts de son oeuvre viennent ensuite, respectivement signées Markus Breitschmid et Juan Antonio Cortes.
Enfin, les réalisations suivantes sont détaillées :
School in Paspels, The Yellow House, The Lake Cauma Project, Office Building in Zurich, K+N House, Bardill Studio, Visiting Centre - Swiss ...[+]

OLGIATI (VALERIO) ; ECOLE ; LOGEMENT ; BATIMENT DE BUREAUX ; BATIMENT CULTUREL ; CENTRE MEDICAL

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- 217 p.
Cote : 72_00-KER
Projets et travaux de Christian Kerez : Chapelle Oberrealta, Maison dans l'Ilheos, Ecole "Salzmagazin", musée d'art du Liechtenstein, Vaduz, la "Maison avec un seul mur", galerie d'art à Hamburg, musée d'art moderne à Varsovie, Thermes de Baden, ...

ESPAGNE ; KEREZ (CHRISTIAN) ; ECOLE ; BATIMENT SCOLAIRE ; MAISON RESIDENTIELLE ; MUSEE ; GALERIE D'ART ; ARCHITECTURE THERMALE

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- 16 p.
A bonne école...p.1
Ecole et chantiers p.2
Côté cour/Côté jardin p.2
Cours Arts plastiques p.2
Lettre ouverte du directeur aux membres de l'association de l'ESA p.3
Labyrinthe à Boulogne p.4-7
L'onirosaure p.8-9
Cours de construction p.10-11
Invitation à la carte p.11
Histoire et Architecture La crise p.12
Collège enseignant p.13
Economie du câdre bâti p.13
Les jurys du 8 novembre le matin p.14
le matin p.14-15
l'après-midi p.15
Informations p.16 [-]
A bonne école...p.1
Ecole et chantiers p.2
Côté cour/Côté jardin p.2
Cours Arts plastiques p.2
Lettre ouverte du directeur aux membres de l'association de l'ESA p.3
Labyrinthe à Boulogne p.4-7
L'onirosaure p.8-9
Cours de construction p.10-11
Invitation à la carte p.11
Histoire et Architecture La crise p.12
Collège enseignant p.13
Economie du câdre bâti p.13
Les jurys du 8 novembre le matin p.14
le matin p.14-15
l'après-midi p.15
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ENSEIGNEMENT ; ECOLE SPECIALE D'ARCHITECTURE ; ENSEIGNEMENT DE L'ARCHITECTURE ; ANNEES 1970 ; ECOLE

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A+ - 316 mars. 2026 | A+ 03/06/2026 H

Sommaire de revue

- n° 316 - 68 p.
Edito
Eline Dehullu – Rédactrice en chef

À l'heure où le discours architectural est dominé par des thèmes majeurs tels que le logement à prix abordable, la densification, la désartificialisation des sols et l'inclusion, il peut être salutaire de porter son attention sur le plus petit élément architectural qui soit : le détail. En effet, lorsqu'il ne relève pas de solutions purement techniques, mais fait intégralement partie de la conception, le détail peut devenir lui aussi porteur de sens, à la croisée entre matière et ingéniosité, contexte et histoire, collaboration et connexion.

En compagnie de l'architecte Aurélie Hachez, la rédaction d'A+ a exploré les différents rôles que peut jouer le détail. Esthétique – comme source de poésie spatiale et de plaisir sensoriel. Fon­damental – comme outil stratégique de conception permettant de concrétiser le concept à la base d'un bâtiment. Culturel – en tant que passeur de traditions, de savoir-faire artisanal et de connaissances locales. Historique – en tant qu'élément évolutif, allant du simple et expérimental au complexe et normatif. Politique – comme activateur et levier de la circularité et de l'inclusion.

Les détails sont donc tout sauf neutres. Aurélie Hachez montre que le sens naît précisément lorsque les détails sont mis en rapport avec leur environnement – d'hier et d'aujourd'hui. Ils sont le fruit de choix et d'une indéniable précision, mais aussi d'un heureux hasard ou d'une trouvaille de génie. C'est dans ce champ de tensions que le plaisir du détail devient palpable et que la spatialité s'épanouit.

Cette spatialité était également le moteur de Charles Vandenhove (1927-2019) lorsqu'il concevait des détails avec audace, mais aussi avec la plus grande minutie possible. Un entretien avec l'ancien collaborateur Prudent De Wispelaere et Christophe Van Gerrewey à propos de la conception et de la réalisation du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège (1987) nous apprend que pour Charles Vandenhove, les détails étaient déterminants du caractère de l'architecture. À la fois ludiques et dignes, ils contribuent en effet à créer une certaine chaleur conviviale dans l'hôpital.

Mais le détail, c'est aussi là où s'accumule la complexité de notre époque. Tiphaine Abenia et Alia Bengana montrent comment les règles et prescriptions, en se multipliant de façon exponentielle au cours des dernières décennies, ont abouti à des détails architecturaux quasiment absurdes. Dans la conception d'une façade, par exemple, le nombre d'éléments a augmenté de pas moins de 450 % entre la fin des années 1950 et 2013. La question est de savoir si ce foisonnement des normes et la complexification des détails et des connexions conduisent à l'amélioration de l'architecture ou, au contraire, à son appauvrissement.

Caroline Voet, elle aussi, plaide en faveur d'une approche véritablement durable et pragmatique des détails. Au lieu de les aborder sous un angle hypertechnique ou de les surdimensionner, il est possible – en combinant savoir-faire traditionnel, matériaux biosourcés et recyclés, partage ouvert des connaissances et expériences à l'échelle grandeur nature – de créer une architecture qui, au-delà de sa dimension écologique, est également source de cohésion sociale et culturelle. Les matériaux suivent alors leur propre logique, tandis que l'artisanat, l'histoire et le contexte local s'expriment ensemble dans les détails.

Sam Stalker et Eireen Schreurs approfondissent quant à eux les détails à partir de matériaux recyclés. Ici, il n'est pas question de solutions prédéfinies et les détails, qui résultent d'une interaction constante entre l'architecte, l'entrepreneur et le matériau disponible lui-même, sont le fruit de la collaboration, de l'improvisation et de l'interaction directe sur le chantier. Ce faisant, la récupération des matériaux modifie fondamentalement l'ordre de la conception et de la construction, et les détails deviennent un puissant levier pour cette pratique en pleine mutation.

Par ailleurs, les détails possèdent également une dimension sociopolitique. Selon Juliane Greb, bien qu'ils soient de petite taille, ils recèlent un grand pouvoir. Lorsque les détails sont complexes ou non apparents, seuls les architectes et les spécialistes peuvent comprendre et modifier la construction. En revanche, lorsque le processus de réalisation des détails est simplifié et rendu visible, les habitants et les utilisateurs finaux peuvent également réparer et adapter l'ouvrage. Les détails déterminent donc le niveau d'accessibilité, d'autonomie et d'appropriation. En ce sens, ils sont activistes puisqu'ils peuvent asseoir les hiérarchies existantes ou, au contraire, permettre une utilisation plus démocratique de l'environnement bâti.

Dans toutes ces contributions, on distingue clairement que le détail ne se limite pas à sa propre échelle physique. Le détail architectural, aussi simple ou ludique soit-il, renferme souvent tout l'univers des pensées et des intentions qui ont abouti à la construction de l'ensemble dont ils font partie. Le détail est une sorte de fragment dans lequel l'architecture s'exprime de la manière la plus concentrée, la plus vulnérable et la plus convaincante qui soit.

Eline Dehullu
Rédactrice en chef d'A+[-]
Edito
Eline Dehullu – Rédactrice en chef

À l'heure où le discours architectural est dominé par des thèmes majeurs tels que le logement à prix abordable, la densification, la désartificialisation des sols et l'inclusion, il peut être salutaire de porter son attention sur le plus petit élément architectural qui soit : le détail. En effet, lorsqu'il ne relève pas de solutions purement techniques, mais fait intégralement partie de la conception, le ...[+]

CONSTRUCTION ; ECOLE ; CENTRE CULTUREL ; BETON ; BOIS

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- n° 333 - 150 p.
Le numéro 333 de d'architectures s'organise autour d'un dossier central consacré à la verticalisation des villes et à la financiarisation de l'immobilier, avec un focus sur deux métropoles emblématiques : Paris et Milan. À travers une approche historique, critique et économique, la revue interroge la manière dont les tours sont devenues des objets urbains autant que financiers, révélateurs des transformations profondes de la production de la ville contemporaine.

Le dossier s'ouvre sur une analyse des cycles de construction des tours à Paris entre 1956 et 1974, période durant laquelle la capitale passe d'une rareté de la verticalité à une multiplication rapide de projets en hauteur. Cette histoire permet de replacer les débats actuels dans une continuité longue, marquée par des controverses récurrentes sur la place des tours dans le paysage parisien et sur leur acceptabilité sociale et politique. L'article souligne que ces tensions ne sont pas nouvelles : elles accompagnent chaque phase de densification verticale de la ville.

Un second axe fort du numéro interroge les relations entre financiarisation et morphologie urbaine. Plusieurs textes montrent comment les logiques économiques globalisées influencent désormais directement la forme architecturale des tours, devenues des actifs immobiliers autant que des pièces urbaines. Cette lecture critique est résumée par l'idée que la production des skyline contemporaines répond moins à des enjeux urbains traditionnels qu'à des stratégies d'investissement et de rentabilité.

Le cas de la tour Triangle à Paris sert de point focal. Le projet, conçu par Herzog & de Meuron, est analysé comme un symbole des contradictions actuelles de la ville : objet architectural majeur mais contesté, il cristallise les débats sur la hauteur, l'identité parisienne et la place du privé dans la fabrication de la ville. La revue interroge ainsi sa portée réelle : est-elle une rupture ou une simple continuation des logiques déjà à l'œuvre depuis plusieurs décennies ?

Le parallèle avec Milan permet d'élargir la réflexion. L'évolution de la ville italienne est retracée depuis les années 1930-1970 jusqu'aux projets récents comme Porta Nuova et CityLife. Milan apparaît comme un laboratoire de la verticalisation européenne, où la transformation du centre-ville s'est accompagnée d'une forte concentration des investissements et d'une reconfiguration profonde du tissu urbain. Là encore, la tour est présentée comme un “cheval de Troie” de la financiarisation.

Au-delà du dossier principal, le numéro propose une série de réalisations contemporaines de logements et d'équipements en France. Ces projets explorent des approches variées : usage du bois, du béton de chanvre, hybridation des matériaux, ou encore réinterprétation des typologies du logement collectif. Ils témoignent d'une recherche de solutions plus contextuelles et durables face aux enjeux de densité urbaine.

La partie magazine élargit le champ de réflexion. Elle aborde des sujets comme la réforme des ENSA, les pratiques pédagogiques en architecture, les liens entre science et design, ou encore des analyses culturelles et sociologiques sur la ville. Une attention particulière est portée à la question des représentations urbaines et à la manière dont l'architecture dialogue avec d'autres disciplines comme la photographie, le graphisme ou la scénographie.

Enfin, le guide technique consacré aux enveloppes et couvertures propose un panorama des solutions constructives contemporaines (acier, zinc, fibres-ciment, aluminium, béton, polycarbonate), rappelant le rôle essentiel de l'enveloppe dans la performance et l'expression architecturale des bâtiments.

Dans son ensemble, ce numéro 333 propose une lecture critique de la ville verticale contemporaine. Il met en évidence les tensions entre projet architectural, logique financière et transformation urbaine, tout en montrant comment ces dynamiques se traduisent concrètement dans les formes bâties et les pratiques professionnelles.[-]
Le numéro 333 de d'architectures s'organise autour d'un dossier central consacré à la verticalisation des villes et à la financiarisation de l'immobilier, avec un focus sur deux métropoles emblématiques : Paris et Milan. À travers une approche historique, critique et économique, la revue interroge la manière dont les tours sont devenues des objets urbains autant que financiers, révélateurs des transformations profondes de la production de la ...[+]

LOGEMENT ; ECOLE ; ESPACE POLYVALENT ; TOUR ; ZINC ; BETON

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- n° 168 - 120 p.
Le numéro 168 de THE PLAN est le premier de l'année 2026. Il s'ouvre sur l'éditorial « Redécouvrir comment vivre en ville : logement et responsabilité partagée », signé Gloria Cabral, et comprend un dossier spécial consacré à l'architecture italienne. Parmi les projets abordés figurent des campus, des écoles, des maisons, des ensembles résidentiels, des résidences et des domaines viticoles. Le numéro se clôt par un hommage à Frank Owen Gehry.

THE PLAN 168 is the first issue of 2026. It opens with the editorial “Rediscovering How to Live in the City: Housing and Shared Responsibility,” by Gloria Cabral, and includes a special feature dedicated to Italian architecture. The projects discussed include campuses, schools, homes, residential complexes, residences, and wineries. The issue closes with a tribute to Frank Owen Gehry[-]
Le numéro 168 de THE PLAN est le premier de l'année 2026. Il s'ouvre sur l'éditorial « Redécouvrir comment vivre en ville : logement et responsabilité partagée », signé Gloria Cabral, et comprend un dossier spécial consacré à l'architecture italienne. Parmi les projets abordés figurent des campus, des écoles, des maisons, des ensembles résidentiels, des résidences et des domaines viticoles. Le numéro se clôt par un hommage à Frank Owen ...[+]

GEHRY (FRANK OWEN) ; LOGEMENT ; MUSEE ; ECOLE ; MINIMALISME ; LOCALISATION RESIDENTIELLE ; BATIMENT D'HABITATION COLLECTIF

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- n° 502 - 150 p.
Ce numéro adopte une nouvelle formule centrée sur le street art et ses évolutions contemporaines. Il explore comment l'art urbain s'impose comme un espace de création majeur, révélant une nouvelle génération d'artistes et de pratiques hybrides entre rue, galerie et numérique. La revue met aussi en lumière des figures historiques comme Henri Matisse et Henri Rousseau, en revisitant leurs œuvres tardives ou leur singularité artistique. L'ensemble propose un dialogue entre héritage et innovation, montrant comment l'art continue de se réinventer face aux enjeux culturels actuels.[-]
Ce numéro adopte une nouvelle formule centrée sur le street art et ses évolutions contemporaines. Il explore comment l'art urbain s'impose comme un espace de création majeur, révélant une nouvelle génération d'artistes et de pratiques hybrides entre rue, galerie et numérique. La revue met aussi en lumière des figures historiques comme Henri Matisse et Henri Rousseau, en revisitant leurs œuvres tardives ou leur singularité artistique. L'ensemble ...[+]

MATISSE (HENRI) ; ROUSSEAU (HENRI DIT LE DOUANIER) ; ECOLE ; DESIGN ; CHAÏM KALISKI

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d'A (d'Architectures) - 330 Nov. 2025 | d'A (d'Architectures) 16/12/2025 H

Sommaire de revue

- n° 330 Nov. 2025 - 130 p.
L'énigme de l'architecture (d'après une histoire vraie !)
Avant même de tracer le premier trait du projet, les architectes ne doivent-ils pas se faire enquêteurs ? Sinon, comment pourront-ils élucider toute une série d'énigmes ? Celles du site, de son histoire et de ses habitants. Ce travail d'investigation précédant la mise en forme des idées a longtemps été occulté dans l'imaginaire entourant le rôle de l'architecte. Sans doute parce que l'évocation du geste créateur sur la page blanche produit une image plus flatteuse, romantique, de l'artiste en visionnaire. La période d'intenses destructions et constructions du XXe siècle a cependant largement sous-estimé cette partie fondamentale de l'art de bâtir, une négligence à laquelle renvoyait sans ambiguïté le terme tabula rasa, lequel fut autant le fruit des bombardements que des bâtisseurs. Si Le Corbusier s'en souciait moins que Vauban, ce n'est pas pour autant qu'il délaissait toujours cet aspect du projet. L'apport des sciences sociales dans les années 1960 puis l'essor du rôle des paysagistes ont redonné à l'enquête préalable sur le terrain leurs lettres de noblesse, d'autant que la majeure partie des projets se font aujourd'hui dans un existant complexe que l'on ne peut plus ignorer. L'investigation préparatoire in situ est devenue le cœur même de certains enseignements de projet des ENSA, montrant ainsi que l'enquête n'est pas qu'une préparation au projet mais qu'elle en fait partie intégrante. Élargissant leur pratique au-delà de leur champ professionnel, certains architectes ont appliqué ces méthodes en dehors de la construction, enquêtant sur des théâtres de guerre, des scandales urbains ou écologiques. Nous sommes allés à leur rencontre pour mieux comprendre leurs démarches et leurs motivations. Emmanuel Caille En couverture : quai de gare et halle de marché Pont-de-Buislès-Quimerc'h (Finistère), BRA architectes, 2025.
© Nicolas da Silva Lucas[-]
L'énigme de l'architecture (d'après une histoire vraie !)
Avant même de tracer le premier trait du projet, les architectes ne doivent-ils pas se faire enquêteurs ? Sinon, comment pourront-ils élucider toute une série d'énigmes ? Celles du site, de son histoire et de ses habitants. Ce travail d'investigation précédant la mise en forme des idées a longtemps été occulté dans l'imaginaire entourant le rôle de l'architecte. Sans doute parce que ...[+]

ECOLOGIE ; Programme mixte ; ECOLE ; Réhabiliter ; REHABILITATION DE BATIMENT ; FONDATION CARTIER ; Rénovation énergétique

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d'A (d'Architectures) - 329 Oct. 2025 | d'A (d'Architectures) 16/12/2025 H

Sommaire de revue

- n° 329 Oct. 2025 - 146 p.
Les fantômes du réel*
Peut-on comparer la révolution que nous promet la génération d'images par intelligence artificielle à celle que l'invention de la photographie a provoquée dans le monde de la peinture ? L'IA va-t-elle supplanter et corrompre l'art « grâce à l'alliance naturelle qu'elle trouvera dans la sottise de la multitude » comme le déplorait Baudelaire en 1859 ? Si les enjeux de l'IA sont vertigineux - comme il est désormais convenu de qualifier ce sujet – nous avons voulu dans ce numéro d'octobre les circonscrire à la question de la représentation architecturale. Pour l'architecte, l'image est avant tout un outil d'anticipation. Elle relève de deux statuts : sous forme de croquis ou d'esquisse elle accompagne son travail de conception, alors que sous forme de rendu elle permet d'offrir une idée plus concrète du projet pour ses futurs utilisateurs. À partir des années 90 les premières images numériques n'essayaient pas d'imiter le rendu à la main. Ce dernier permettait autant de prévisualiser le projet que d'exprimer la patte de son concepteur, son intuition créatrice. Au contraire, les premières perspectives numériques ont utilisé leur puissance de calcul pour tendre vers le réalisme : une illusion d'objectivité sensée convaincre de la fidélité entre ce qui est proposé et ce qui sera réalisé. Si les nouvelles images générés par IA poussent l'hyperréalisme encore plus loin, par leur nature elles diffèrent cependant des rendus numériques, puisqu'elles sont à la fois générées par un prompt - un scenario - et l'utilisation d'une bibliothèque d'images, voir des millions d'images stockées dans le big data. Elles sont donc à la fois intensément déterminées, tout en étant le fruit du hasard et de l'inattendu, comme si paradoxalement l'image acquérait par ce processus itératif une forme d'autonomie. Dans l'architecture, les frontières entre conception, image et photographie n'ont jamais été aussi poreuses, à tel point que l'on ne sait parfois plus qui contamine qui. Pour commencer à saisir la portée de ces bouleversements, nous avons rencontré deux acteurs majeurs de l'image d'architecture : Éric de Broche des Combes, créateur de Luxigon et Olivier Campagne alias Oliver Country et son célèbre site instagram. Emmanuel Caille *Titre proposé parmi 15 autres par un assistant IA à partir de l'édito donné comme prompt. En couverture : l'école de musique, de danse et de théâtre de Sallanches, LiNk architectes et Doucerain Lièvre Delziani, lauréats du Grand Prix d'architectures 10+1 2025.[-]
Les fantômes du réel*
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