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Rue Ravenstein 23
B-1000
Bruxelles

revue publiée par le Centre d'Information pour l'Architecture l'Urbanisme et le Design CIAUD


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A+ - 318 mai 2026 | A+ 10/06/2026 H

Sommaire de revue

- n° 318 - 68 p.
A+318 – Streets as Soft Spaces

Le numéro 318 de la revue d'architecture belge A+ Architecture in Belgium, intitulé Streets as Soft Spaces, propose une réflexion approfondie sur la rue contemporaine et sur la nécessité de la repenser comme un véritable espace public habité plutôt que comme une simple infrastructure de circulation. Sous la direction de Gideon Boie et de Eline Dehullu, ce numéro s'inscrit dans le débat actuel sur la transition écologique, la qualité de vie urbaine et le partage de l'espace public.

L'idée centrale est que la rue demeure largement organisée selon un modèle hérité du XXe siècle, où la fluidité du trafic automobile constitue la priorité. Dans cette vision, la rue fonctionne comme une « machine à mouvement », alors même qu'une grande partie de l'espace public est occupée par des véhicules stationnés. Les auteurs défendent une autre conception : la rue doit être considérée comme une « pièce publique » située entre les bâtiments, un lieu où se croisent les activités quotidiennes – habiter, travailler, jouer, se rencontrer, prendre soin des autres ou simplement séjourner.

Les différents essais réunis dans la revue abordent cette transformation sous plusieurs angles. Certains explorent l'histoire et la théorie de la rue comme objet architectural. Gideon Boie montre que les choix actuels en matière d'aménagement ne sont pas neutres mais résultent de décisions politiques et culturelles. La domination de l'automobile n'est donc pas une fatalité technique ; elle peut être remise en question.

D'autres contributions s'intéressent aux usages sociaux de l'espace public. L'architecte et chercheuse Apolline Vranken souligne notamment que les rues ont longtemps été conçues à partir du point de vue de l'homme actif se déplaçant entre domicile et travail. Elle plaide pour une approche attentive aux besoins des personnes qui accompagnent des enfants, prennent soin d'autrui, attendent ou se déplacent plus lentement, ouvrant ainsi la voie à une planification urbaine plus inclusive et sensible au genre.

La revue met également en avant les dynamiques citoyennes et les expérimentations urbaines. Les changements les plus significatifs naissent souvent d'initiatives locales, d'occupations temporaires ou de projets pilotes permettant de tester de nouveaux usages de la rue avant leur généralisation. Ces « laboratoires urbains » montrent comment de petites interventions peuvent déclencher des transformations plus profondes des quartiers.

À travers des exemples internationaux provenant notamment de Paris, Barcelona et New York City, le numéro démontre que la réallocation de l'espace public en faveur des piétons, du végétal et des mobilités douces est possible, même si elle suscite souvent des résistances politiques et sociales. Les expériences des « superblocks », des places réaménagées ou des rues résidentielles illustrent la manière dont les villes peuvent évoluer vers des environnements plus conviviaux, plus résilients et mieux adaptés aux enjeux climatiques.

En conclusion, Streets as Soft Spaces défend une vision de la rue comme espace de négociation permanente entre mobilité, sociabilité, écologie et démocratie. Plutôt que de proposer un modèle unique, la revue invite architectes, urbanistes et décideurs à considérer la rue comme un projet culturel et politique majeur, capable de renforcer le lien social tout en répondant aux défis environnementaux contemporains. Elle réhabilite ainsi la figure du piéton, non seulement comme usager de la voirie, mais comme citoyen au cœur de la ville.[-]
A+318 – Streets as Soft Spaces

Le numéro 318 de la revue d'architecture belge A+ Architecture in Belgium, intitulé Streets as Soft Spaces, propose une réflexion approfondie sur la rue contemporaine et sur la nécessité de la repenser comme un véritable espace public habité plutôt que comme une simple infrastructure de circulation. Sous la direction de Gideon Boie et de Eline Dehullu, ce numéro s'inscrit dans le débat actuel sur la transition ...[+]

TRANSITION ECOLOGIQUE ; ANALYSE URBAINE ; ESPACE PUBLIC ; RUE

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A+ - 316 mars. 2026 | A+ 03/06/2026 H

Sommaire de revue

- n° 316 - 68 p.
Edito
Eline Dehullu – Rédactrice en chef

À l'heure où le discours architectural est dominé par des thèmes majeurs tels que le logement à prix abordable, la densification, la désartificialisation des sols et l'inclusion, il peut être salutaire de porter son attention sur le plus petit élément architectural qui soit : le détail. En effet, lorsqu'il ne relève pas de solutions purement techniques, mais fait intégralement partie de la conception, le détail peut devenir lui aussi porteur de sens, à la croisée entre matière et ingéniosité, contexte et histoire, collaboration et connexion.

En compagnie de l'architecte Aurélie Hachez, la rédaction d'A+ a exploré les différents rôles que peut jouer le détail. Esthétique – comme source de poésie spatiale et de plaisir sensoriel. Fon­damental – comme outil stratégique de conception permettant de concrétiser le concept à la base d'un bâtiment. Culturel – en tant que passeur de traditions, de savoir-faire artisanal et de connaissances locales. Historique – en tant qu'élément évolutif, allant du simple et expérimental au complexe et normatif. Politique – comme activateur et levier de la circularité et de l'inclusion.

Les détails sont donc tout sauf neutres. Aurélie Hachez montre que le sens naît précisément lorsque les détails sont mis en rapport avec leur environnement – d'hier et d'aujourd'hui. Ils sont le fruit de choix et d'une indéniable précision, mais aussi d'un heureux hasard ou d'une trouvaille de génie. C'est dans ce champ de tensions que le plaisir du détail devient palpable et que la spatialité s'épanouit.

Cette spatialité était également le moteur de Charles Vandenhove (1927-2019) lorsqu'il concevait des détails avec audace, mais aussi avec la plus grande minutie possible. Un entretien avec l'ancien collaborateur Prudent De Wispelaere et Christophe Van Gerrewey à propos de la conception et de la réalisation du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège (1987) nous apprend que pour Charles Vandenhove, les détails étaient déterminants du caractère de l'architecture. À la fois ludiques et dignes, ils contribuent en effet à créer une certaine chaleur conviviale dans l'hôpital.

Mais le détail, c'est aussi là où s'accumule la complexité de notre époque. Tiphaine Abenia et Alia Bengana montrent comment les règles et prescriptions, en se multipliant de façon exponentielle au cours des dernières décennies, ont abouti à des détails architecturaux quasiment absurdes. Dans la conception d'une façade, par exemple, le nombre d'éléments a augmenté de pas moins de 450 % entre la fin des années 1950 et 2013. La question est de savoir si ce foisonnement des normes et la complexification des détails et des connexions conduisent à l'amélioration de l'architecture ou, au contraire, à son appauvrissement.

Caroline Voet, elle aussi, plaide en faveur d'une approche véritablement durable et pragmatique des détails. Au lieu de les aborder sous un angle hypertechnique ou de les surdimensionner, il est possible – en combinant savoir-faire traditionnel, matériaux biosourcés et recyclés, partage ouvert des connaissances et expériences à l'échelle grandeur nature – de créer une architecture qui, au-delà de sa dimension écologique, est également source de cohésion sociale et culturelle. Les matériaux suivent alors leur propre logique, tandis que l'artisanat, l'histoire et le contexte local s'expriment ensemble dans les détails.

Sam Stalker et Eireen Schreurs approfondissent quant à eux les détails à partir de matériaux recyclés. Ici, il n'est pas question de solutions prédéfinies et les détails, qui résultent d'une interaction constante entre l'architecte, l'entrepreneur et le matériau disponible lui-même, sont le fruit de la collaboration, de l'improvisation et de l'interaction directe sur le chantier. Ce faisant, la récupération des matériaux modifie fondamentalement l'ordre de la conception et de la construction, et les détails deviennent un puissant levier pour cette pratique en pleine mutation.

Par ailleurs, les détails possèdent également une dimension sociopolitique. Selon Juliane Greb, bien qu'ils soient de petite taille, ils recèlent un grand pouvoir. Lorsque les détails sont complexes ou non apparents, seuls les architectes et les spécialistes peuvent comprendre et modifier la construction. En revanche, lorsque le processus de réalisation des détails est simplifié et rendu visible, les habitants et les utilisateurs finaux peuvent également réparer et adapter l'ouvrage. Les détails déterminent donc le niveau d'accessibilité, d'autonomie et d'appropriation. En ce sens, ils sont activistes puisqu'ils peuvent asseoir les hiérarchies existantes ou, au contraire, permettre une utilisation plus démocratique de l'environnement bâti.

Dans toutes ces contributions, on distingue clairement que le détail ne se limite pas à sa propre échelle physique. Le détail architectural, aussi simple ou ludique soit-il, renferme souvent tout l'univers des pensées et des intentions qui ont abouti à la construction de l'ensemble dont ils font partie. Le détail est une sorte de fragment dans lequel l'architecture s'exprime de la manière la plus concentrée, la plus vulnérable et la plus convaincante qui soit.

Eline Dehullu
Rédactrice en chef d'A+[-]
Edito
Eline Dehullu – Rédactrice en chef

À l'heure où le discours architectural est dominé par des thèmes majeurs tels que le logement à prix abordable, la densification, la désartificialisation des sols et l'inclusion, il peut être salutaire de porter son attention sur le plus petit élément architectural qui soit : le détail. En effet, lorsqu'il ne relève pas de solutions purement techniques, mais fait intégralement partie de la conception, le ...[+]

CONSTRUCTION ; ECOLE ; CENTRE CULTUREL ; BETON ; BOIS

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A+ _ 316 jan. - fév. 2026 _ Ultra + Flexibility | A+ 06/02/2026 H

Sommaire de revue

- n° 316 - 70 + 50 p.

Des bâtiments capables de s'adapter au fil du temps à de nouvelles fonctions, à des changements d'utilisateurs et aux évolutions sociétales renferment une promesse de longévité accrue. Dans la quête de la durabilité, il n'est donc pas surprenant que la « conception flexible » connaisse un véritable essor. Ce terme est abondamment utilisé tant par les architectes dans les projets qu'ils soumettent dans les concours que par les promoteurs immobiliers dans leurs campagnes commerciales. Mais qu'entend-on précisément par là ? Le temps, paramètre de l'architecture « Nous ne concevons jamais pour un programme ; nous utilisons le programme comme prétexte pour définir une structure capable d'évoluer. Les bâtiments survivent parce qu'ils sont physiquement à même de durer dans le temps, mais aussi parce qu'ils sont capables de changer de fonctions. Nous construisons ce qui doit durer et fixons les conditions pour tout ce qui pourrait changer. » Le célèbre architecte portugais Manuel Aires Mateus partage sa réflexion sur le sens qu'il donne à la flexibilité dans le domaine de l'architecture. « La véritable qualité écologique réside dans la combinaison d'endurance et d'ouverture. » Des bâtiments capables de s'adapter au fil du temps à de nouvelles fonctions, à des changements d'utilisateurs et aux évolutions sociétales renferment une promesse de longévité accrue. Dans la quête de la durabilité, il n'est donc pas surprenant que la « conception flexible » connaisse un véritable essor. Ce terme est abondamment utilisé tant par les architectes dans les projets qu'ils soumettent dans les concours que par les promoteurs immobiliers dans leurs campagnes commerciales. Mais qu'entend-on précisément par là ? Le concept d'architecture flexible est loin d'être une nouveauté. C'est même un thème récurrent à certaines époques de l'histoire de l'architecture. Dès les années 1920, avec son « plan libre » et son « plancher éclairé », Le Corbusier a introduit l'idée qu'un bâtiment pouvait radicalement changer au fil du temps. Il faudra toutefois attendre la remise en question de la pensée moderniste dans les années 1960 et 1970 pour que la flexibilité fasse son apparition dans l'architecture et le discours qui l'entoure (Michael Bianchi et Xavier Van Rooyen). Au Japon, c'est à cette époque que voit le jour le métabolisme, courant architectural axé sur la flexibilité où les bâtiments sont conçus pour être des organismes en croissance et adaptables. Aux Pays-Bas, dans ces mêmes années, Aldo van Eyck et Herman Hertzberger sont perçus à la fois comme pionniers et détracteurs de ce concept. En France, à Paris, le Centre Pompidou de Richard Rogers et Renzo Piano est le bâtiment qui incarne le mieux la notion de flexibilité (voir Carla Frick-Cloupet). Aujourd'hui comme hier, la flexibilité en architecture s'avère à la fois prometteuse et contestable. La première raison en est probablement que le terme lui-même est ambigu et peut donc avoir des acceptions très différentes. Dans toutes les contributions de ce numéro, les auteurs ont tenté de conceptualiser le principe, et cherché des définitions précises et une terminologie adéquate pour le définir et en saisir le sens. Il est dès lors d'autant plus remarquable que leurs recherches menées indépendamment les unes des autres aboutissent quasiment toutes à la même conclusion. Qu'il s'agisse de projets de logements sociaux (Élodie Degavre et Gilles Debrun) ou d'établissements publics tels que des écoles (Guillaume Vanneste), tant dans des projets récemment réalisés (Louis De Mey) que dans des exemples historiques (Christophe Van Gerrewey), la flexibilité leur paraît se manifester selon trois grandes approches. La première est celle de la temporalité, de la mobilité et de la transférabilité. La deuxième stratégie concerne les structures légères, modulables et extensibles. Paradoxalement, la troisième interprétation aborde quant à elle la lourdeur, la solidité et la stabilité. Ce dernier concept n'est pas sans rappeler la « ruine intelligente » du regretté Bob Van Reeth (1943 – 2025). En tant qu'architecte et premier Vlaams Bouwmeester, il a inventé ce concept dans les années 1970 – et probablement pas par hasard. Il considérait qu'un bâtiment ne devait être rien de plus qu'une structure brute et robuste, adaptable aux exigences du client et à l'esprit de l'époque. Les récents projets d'architectes contemporains tels que Xaveer De Geyter (XDGA) et Adrien Verschuere (Baukunst) reprennent ce concept de manière quasiment inconditionnelle. Cependant, il y a des pièges. En effet, il n'est pas rare que cette interprétation de la flexibilité se traduise par un surdimensionnement délibéré de la structure, afin que le bâtiment puisse s'adapter à de futurs programmes. Cette démesure – qu'on retrouve en termes d'espace, mais aussi de capacité de charge et de portée – peut entraîner une utilisation accrue de matériaux et une augmentation des coûts, totalement en contradiction avec le principe de durabilité. Mais ce n'est pas tout. Les « ruines intelligentes » s'accompagnent également de l'émergence d'une esthétique d'un autre genre, avec des bâtiments polyvalents, mais sans véritable identité, à l'aspect souvent générique et non affirmé. Ils sont à la fois « lucides et sans illusion », conclut Christophe Van Gerrewey. Même si la promesse d'adaptabilité se heurte à des limites financières, techniques, esthétiques et sociales, l'idée n'en demeure pas moins belle. La flexibilité embrasse en effet le vide, l'incertitude et l'humilité. C'est probablement son plus grand mérite. Pas comme un dogme, mais comme une invitation à considérer l'architecture comme une histoire ouverte, susceptible d'être réécrite par le temps, l'usage et le contexte. Ou comme le dit Manuel Aires Mateus : « Nous ne créons pas pour le moment de l'inauguration ; nous écrivons des lignes qui constituent le premier chapitre d'une histoire bien plus longue. Dans ce sens, le bâtiment a toujours une petite longueur d'avance sur nous, en attendant d'être découvert par celles et ceux qui y habiteront. » ULTRA+ FLEXIBILITY Édito – Le temps, paramètre de l'architecture Eline Dehullu Essai – Anticiper l'imprévu Louis De Mey Essai – Habiter le temps Gilles Debrun et Élodie Degavre Essai – Des planchers éclairés Christophe Van Gerrewey Essai – Beaubourg et la flexibilité horizontale Carla Frick-Cloupet Essai – Pédagogies libres, espaces dociles Guillaume Vanneste Essai – Habiter l'impermanence et les singularités Michael Bianchi et Xavier Van Rooyen Opinion – Une rencontre imaginaire Sophie Delhay PROJETS Delmulle Delmulle Hopspot Beer Brewery, Evergem 51N4E Tous Ensemble, Uccle Tank Carré Janson, Tournai Havana Navigo, Oostduinkerke Central Place Destrée, Charleroi URA Tour d'observation, Gand BC Architects Woodstock, Ardennes INTERVIEW Aires Mateus Dominique Pieters CONCOURS Open Oproep Plein 4, Courtrai Pieter T'Jonck

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Des bâtiments capables de s'adapter au fil du temps à de nouvelles fonctions, à des changements d'utilisateurs et aux évolutions sociétales renferment une promesse de longévité accrue. Dans la quête de la durabilité, il n'est donc pas surprenant que la « conception flexible » connaisse un véritable essor. Ce terme est abondamment utilisé tant par les architectes dans les projets qu'ils soumettent dans les concours que par les promoteurs imm...[+]

ESPACE PUBLIC ; TEMPS ; PLANCHER ; PLAN LIBRE ; BEAUBOURG (QUARTIER) ; CENTRE GEORGES POMPIDOU ; Tour d'Observation

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A+ _ 313 juin. - juil. 2025 | A+ 28/10/2025 H

Sommaire de revue

- n° -2025 - 70 p. + 48 p.
NON SOLLICITÉ, INDISPENSABLE

En ces temps de crises extrêmes, de grands défis sociétaux, de libéralisme omniprésent et de situations de travail précaires, les architectes cherchent de nouvelles manières de concrétiser leur engagement. De plus en plus souvent, ces architectes prennent eux-mêmes et elles-mêmes l'initiative, avec des pratiques non sollicitées et expérimentales qui contribuent à des thématiques urgentes, approfondissent le métier d'architecte et les placent face à un miroir dont le reflet englobe également le secteur. Leur objectif est de trouver un espace de liberté, parallèlement à la pratique de construction classique, loin de toute logique économique et attente fonctionnelle. Dans ces pratiques, au-delà de répondre aux demandes des commanditaires, l'architecture remet aussi en question les architectes.

A+ a invité Evelien Pieters comme co-rédactrice en chef de ce numéro consacré aux pratiques parallèles. À la demande du Vlaams Architectuurinstituut, elle a mené avec Bart Tritsmans une étude sur ces pratiques non sollicitées des architectes. La trentaine d'architectes interviewés ont parlé de diverses pratiques parallèles allant de la recherche par le projet aux interventions artistiques, et de l'expérimentation des matériaux aux projets participatifs ou activistes. Pour les architectes, la plus-value de ce type de projet réside dans un enrichissement de leur propre pratique par le biais d'expériences et de réflexions, dans l'innovation et le partage des connaissances au sein du métier, et dans une valeur ajoutée non négligeable pour la société.

Nombre de pratiques parallèles sont le fruit d'un profond engagement critique. Elles remettent en question le statu quo, le rôle de l'architecte et de l'architecture en tant que discipline, et tendent à vouloir faire partie de la solution plutôt que du problème. Els Vervloesem et Evelien Pieters affirment que dans les projets générant le plus d'impact, au-delà de proposer des univers alternatifs, les architectes montrent également une capacité à influencer le débat public et la politique (p. 6). À Bruxelles, on observe une longue série de mouvements de protestation et d'engagements politiques dans lesquels les architectes revendiquent également le droit partagé sur la ville.

Carla Frick-Cloupet et Anne-Laure Iger expliquent comment des initiatives activistes sont souvent détachées de l'architecture classique, « professionnelle ». Cela donne l'impression que la pratique classique peut être distincte de la vie politique, comme s'il s'agissait de deux mondes à part. Pour Carla Frick-Cloupet et Anne-Laure Iger, c'est l'inverse : l'engagement politique devrait être présent dans toute pratique, qu'elle soit parallèle ou classique (p. 34).

Pour assumer cette responsabilité, Adeola Enigbokan évoque le concept de « Shadow Client », le client fantôme (p. 2). Dans son essai, elle nous met au défi de nous aventurer dans des univers totalement inédits, en s'interrogeant sur le sens et la responsabilité de l'architecture lorsqu'il s'agit de rendre visibles des intérêts publics qui passent souvent inaperçus. Son texte nous place face à un miroir nous invitant à oser poser un regard critique sur le pouvoir de l'architecture.

Les labels des maîtres architectes, qui se déclinent désormais à la fois en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie, sont un outil qui rend visible la diversité des recherches et projets auto-initiés. Année après année, nous voyons des propositions fortes avec, à la clé, des résultats qui produisent de l'impact (p. 16). Les labels rendent beaucoup de choses visibles, font avancer les projets et, moyennant un écosystème large et durable permettant des pratiques critiques et indépendantes, ils pourraient remettre le secteur en question et y apporter un renouveau durable.

Parce que, bien que les activités « non sollicitées » soient pertinentes et essentielles au niveau de la société, elles sont souvent non rémunérées. C'est ce qui fait la vulnérabilité des architectes et pratiques critiques. Comment tenir le coup quand le travail est motivé par l'engagement ? Sophia Holst explique comment cette question influe aujourd'hui sur sa propre pratique (p. 48). On voit une jeune génération d'architectes mue par des idéaux et une vision de l'avenir se heurter à un secteur qui n'offre pas de soutien durable à leur engagement. C'est pourquoi il est grand temps de ramener ces pratiques au cœur de la discipline. En tant que formes d'architecture parallèles et à part entière, c'est en effet la place qu'elles méritent. Avec un espace – notamment financier – pour grandir, réfléchir et continuer à se remettre en question.

Sommaire
THÈME – PARALLEL PRACTICES
Édito
“Non sollicité, indispensable”
Eline Dehullu et Evelien Pieters

Essai – Le client fantôme
Adeola Enigbokan

Essai – Nouveaux mondes
Evelien Pieters et Els Vervloesem

Essai – Instrument d'implication et d'expérimentation
Eline Dehullu et Bart Tritsmans

Essai photo – Redessiner
Gosia Olchowska

Essai – Enquête de luttes
Carla Frick-Cloupet et Anne-Laure Iger

Interview – Across: Theo Demeyer et Pauline Fockedey
Roxane Le Grelle

Opinion – L'étranger non investi
Sophia Holst

PROJECTS & COMPETITIONS
Projet – MS-A – V+ – 51N4E
École verticale Ceria, Bruxelles

Projet – Poot
Pius X, Anvers

Projet – Ledroit Pierret Polet
Pierre Paulus, Bruxelles

Projet – Vens Vanbelle
Sterrenbos, Nazareth-De Pinte

Projet – 51N4E – Jaspers-Eyers – l'AUC
ZIN in No(o)rd, Bruxelles

Projet – O.u.v.r.a.g.e.s.
Croissant, Bruxelles

Projet – Nwlnd – Kris Broidioi
Atelier PPW VTI, Ostende

Interview – David Kohn
Léone Drapeaud

Sponsored Feature – Du béton qui transforme
Fabian De Vriendt[-]
NON SOLLICITÉ, INDISPENSABLE

En ces temps de crises extrêmes, de grands défis sociétaux, de libéralisme omniprésent et de situations de travail précaires, les architectes cherchent de nouvelles manières de concrétiser leur engagement. De plus en plus souvent, ces architectes prennent eux-mêmes et elles-mêmes l'initiative, avec des pratiques non sollicitées et expérimentales qui contribuent à des thématiques urgentes, approfondissent le métier ...[+]

Nouveaux mondes ; IMPLANTATION DES BATIMENTS ; EXPERIMENTATION ; LOCAL COLLECTIF ; Transgression ; BETON ; Transforme

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A+ - Fév 2025 - Circular Plans | A+ 05/05/2025 H

Sommaire de revue

- n° 311 - 70 p.
Ce numéro d'A+ présente une série intrigante de constructions circulaires imaginées et réalisées. Constituer ce genre de collection nous permet de mieux comprendre l'architecture des bâtiments ronds. C'est ainsi qu'on voit des bibliothèques, des écoles, des établissements de soins et de bien-être revenir au cercle parce qu'il offre une bonne vue d'ensemble, mais aussi parce qu'il crée du lien et de la cohésion. Dans ce sens, leur plan d'implantation fait clairement référence à la symbolique du cercle. Voici ce qu'en dit Pieter T'Jonck (p. 32) : « Les cercles sont des formes purement géométriques qui se prêtent à de nombreuses finalités et interprétations. Ils installent de la cohérence là où le chaos aurait pu sévir. »

Lorsqu'aucun contexte culturel ou programme d'aménagement de l'espace ne mène d'emblée à la forme circulaire, ce type de plan pourrait bien être perçu comme un geste inconsidéré, extrême, presque absurde de la part de son auteur. En effet, pourquoi choisir une forme circulaire pour une habitation ou un bureau ? Christophe Van Gerrewey (p. 2) étudie cette question ainsi que la prétendue absence de fonctionnalité du cercle en tant que plan improbable. Il aborde une série de questions d'ordre architectural soulevées par le cercle. Léone Drapeaud (p. 10), elle aussi, s'interroge sur la dimension monumentale et absolue du cercle, et impose le respect pour l'exercice structurel cohérent de l'architecte visant à apporter une logique concluante à une figure qui – à première vue – ne s'y prête pas. Gideon Boie (p. 48), quant à lui, critique le rejet de l'environnement inhérent à la logique du cercle. « La beauté des formes peut avoir une utilité particulière, écrit-il, mais lorsque ce formalisme devient radical par l'utilisation d'une forme géométrique, il n'y a plus aucun lien avec le contexte. »

A+311 Circular Plans dépasse le jeu de mots. Il serait un peu exagéré d'imaginer que la forme circulaire puisse entrer symboliquement en dialogue avec la philosophie d'une architecture circulaire où les matériaux et produits peuvent être conservés, revalorisés et réutilisés. Mais alors que l'urgence de réduire de façon draconienne nos émissions de CO2 n'a jamais été aussi pressante, il est presque tabou de parler de circularité plutôt que de bâtiments circulaires. Pourtant, Job Floris (p. 24) est catégorique à ce sujet : « L'autonomie de la géométrie est un thème qui mérite à la fois de l'attention et de la reconnaissance. Une implantation qui fonctionne correctement ne pose aucun problème, mais, au stade supérieur, il y a le plan d'étage qui parvient en outre à raconter sa propre histoire. »

À partir de ce numéro, votre revue d'architecture favorite fait peau neuve : tant son graphisme que son contenu ont subi des changements. Chaque numéro comporte désormais deux parties. La première présente des projets belges d'architecture contemporaine, interpellants et fascinants, triés sur le volet. La partie thématique, quant à elle, constitue et alimente le discours sur l'architecture ainsi que ses aspirations sociales par le biais d'essais et d'interviews. La réflexion consacrée à la thématique est étayée par l'analyse de projets architecturaux récents ou anciens, en Belgique et à l'étranger. Le volet thématique de ce premier numéro de 2025 a été composé par la rédaction ; dans tous les numéros suivants, la parole sera donnée à des spécialistes disposant de connaissances ou d'une expérience en lien avec le thème, qui assureront la co-rédaction. En vous proposant une revue ayant fait l'objet de toutes nos attentions, nous espérons encore mieux vous informer, vous inspirer et vous surprendre.[-]
Ce numéro d'A+ présente une série intrigante de constructions circulaires imaginées et réalisées. Constituer ce genre de collection nous permet de mieux comprendre l'architecture des bâtiments ronds. C'est ainsi qu'on voit des bibliothèques, des écoles, des établissements de soins et de bien-être revenir au cercle parce qu'il offre une bonne vue d'ensemble, mais aussi parce qu'il crée du lien et de la cohésion. Dans ce sens, leur plan d...[+]

CONCEPTION ARCHITECTURALE ; PROCESSUS DE CONCEPTION ; PLAN DE CIRCULATION ; CIRCULATION INTERIEURE ; ARCHITECTURE

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A+ - 310 oct. -nov. 2024 | A+ 18/12/2024 H

Sommaire de revue

- n° N° 310 - 2024 - 100 p.
Édito
Rotor - Rédacteur·ice en chef invité·e
Est-ce qu'une curiosité pour l'origine et la destination des matériaux de construction peut enrichir l'architecture ? C'est en tout cas une hypothèse qui nous anime depuis les débuts de Rotor. Nous avons voulu profiter de l'occasion qui nous était offerte d'enfiler la casquette de rédacteur·ice en chef invité·e pour la remettre ici au travail.

Cette curiosité pour l'organisation des flux de matériaux et de déchets, nous l'avons alimentée de nombreuses façons à travers nos projets – depuis des enquêtes de terrain jusqu'à des tentatives de conceptualisation à travers des publications et des expositions, en passant par des projets d'aménagement (qui nous ont permis d'expérimenter à petite échelle d'autres façons de concevoir) et même le lancement d'une activité de revente de matériaux réutilisables (qui nous a permis d'explorer comment développer de nouveaux circuits d'approvisionnement en matériaux). Il y a un sujet en particulier qui s'est avéré bien commode pour nourrir nos analyses, celui du réemploi des matériaux.

Intégrer la question du réemploi des matériaux dans un processus de projet oblige souvent à ouvrir toute une série de boîtes de Pandore, qui déterminent en profondeur la pratique de l'architecture, mais qui sont rarement remises en question. Des standards techniques aux méthodes de conception, de la division du travail à la question des responsabilités, de la façon d'organiser les marchés publics à la façon de financer un projet, prendre au sérieux le réemploi demande de repenser tous ces aspects. C'est à la fois un fardeau et une vertu. Fardeau, parce que la remise en question n'est jamais simple. Vertu, parce que cela permet d'esquisser des alternatives potentiellement émancipatrices sur les plans professionnel, social et écologique.

Il serait cependant trompeur de considérer le réemploi comme une solution en tant que telle. En soi, rien ne prémunit le réemploi – et plus largement les pratiques dites de « construction circulaire » – contre des formes de gaspillage, d'exploitation et d'aliénation. Il est sans doute utile de rappeler que la récupération des matériaux a prospéré dans des contextes que tout oppose. La pratique est attestée dans des formes de spéculation urbaine particulièrement débridées (le Paris du Second Empire, par exemple) tout autant que dans les recherches de modèles anticapitalistes menées par les mouvements de contre-culture (les communes autonomes aux États-Unis dans les années 1970, par exemple). Ce qui fait la différence, ce sont bien sûr les rapports sociaux dans lesquels vient s'inscrire cette pratique (le rapport au travail, à l'économie, etc.). Et si la pratique peut initier des transformations dans ces rapports sociaux, elle est elle-même déterminée en partie par ces derniers. Dans ce numéro spécial, nous avons voulu montrer à quel point les pratiques dites « circulaires » restent aujourd'hui largement enchevêtrées dans des rapports socio-économiques développés autour des flux de l'économie « linéaire ». Ce sujet est au cœur de la discussion entre Jane Hutton et Lionel Devlieger, qui pointe l'importance d'étudier des flux de matériaux dans leurs dimensions historiques, écologiques et sociales [p. 11]. C'est également le sujet au cœur de l'exposition Entangled Matter et de la commande faite à cette occasion par Rotor au duo de cinéastes Ila Bêka et Louise Lemoine, dont sont extraites les images présentées à partir de la page 111.

Nous avons également souhaité entrouvrir quelques-unes des boîtes de Pandore que le réemploi rend tangibles. Parmi celles-ci, Pierre Chabard aborde la question de l'esthétique, à ce jour encore peu discutée et pourtant si chère à la discipline architecturale [p. 23]. Sur un autre plan, la question du financement des circuits alternatifs de production de matériaux a été abordée à l'occasion d'une table ronde dont Lisa De Visscher offre ici un compte-rendu [p. 77]. Enfin, la question de la nécessaire évolution des politiques publiques – notamment en matière de maintien des bâtiments existants – est discutée par Kristiaan Borret, maître architecte de la Région bruxelloise [p. 59].

Plus largement, nous voulions explorer quelques-unes des thématiques qui permettraient d'ancrer plus durablement le réemploi dans une perspective de transformation profonde des pratiques du secteur de la construction. L'une de ces thématiques est celle de la maintenance et des logiques de soin, qui sont abordées dans un article de Pauline Lefebvre [p. 33]. Une autre est le sujet du low-tech et, par extension, la nécessité de repenser notre rapport à la technique et à l'innovation, un sujet abordé par Thomas Vilquin [p. 69].

Pour finir, nous avons aussi souhaité donner de la profondeur aux débats actuels sur le réemploi. Pour ce faire, il nous a semblé important de prendre en compte l'épaisseur historique de ce sujet. Nous esquissons un mouvement dans ce sens à travers la présentation de quelques livres sur le réemploi parus ces cinquante dernières années [p. 93]. La photographe Delphine Mathy offre un aperçu de quelques entreprises spécialisées dans la récupération des matériaux à travers un reportage photographique inédit. Celui-ci permet d'ancrer les discussions en tenant compte des spécificités actuelles de ce secteur [p. 43]. Enfin, nous voulions également évoquer les risques d'érosion du potentiel critique du réemploi. Ce sujet est abordé dans la pièce d'opinion proposée par le philosophe Philippe Simay en clôture de ce numéro [p. 87].[-]
Édito
Rotor - Rédacteur·ice en chef invité·e
Est-ce qu'une curiosité pour l'origine et la destination des matériaux de construction peut enrichir l'architecture ? C'est en tout cas une hypothèse qui nous anime depuis les débuts de Rotor. Nous avons voulu profiter de l'occasion qui nous était offerte d'enfiler la casquette de rédacteur·ice en chef invité·e pour la remettre ici au travail.

Cette curiosité pour l'organisation des flux de matériaux ...[+]

MATERIAU

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A+ - 309 août. -sept. 2024 | A+ 04/10/2024

Sommaire de revue

- n° N°309 -2024 - 122 p.


« Ne jamais démolir, ne jamais déplacer ou remplacer, toujours ajouter, transformer et réutiliser, avec et pour les habitants. » La philosophie d'Anne Lacaton (Lacaton & Vassal) devient un point de départ pour un nombre croissant d'architectes, surtout lorsqu'il s'agit d'immeubles d'habitation ou de bureaux moyens qui, dépourvus de valeur historique ou culturelle, sont rapidement en proie à la démolition.

Les bâtiments institutionnels et symboliques tels que les églises sont souvent si étroitement liés à l'histoire et à l'identité d'un lieu et de ses habitants qu'une démolition n'est pas envisageable. Toutefois, lorsque la fonction d'une telle construction s'étiole, quelle nouvelle affectation peut-on lui donner ? Et lorsque cela se passe idéalement en concertation avec les habitants ou riverains et pour eux, comment s'y prendre ? Cela fait bien longtemps que les villes, villages et quartiers ne sont plus ces communautés homogènes où tout le monde partage une même histoire, une même culture et une même religion. Ce qui, aux yeux de certains, sera une recontextualisation évidente sera considéré par d'autres comme un sacrilège.

« [Une église paroissiale] exprime une culture et une histoire qui, jusqu'à aujourd'hui, définissent notre condition humaine », écrit Erik Wieërs dans Herscheppen, le compte rendu d'une étude de la Team Vlaams Bouwmeester sur la réaffectation des églises en Flandre (p. 17). En outre, dans une société sécularisée, certains nouveaux programmes ne s'avèrent pas vraiment adéquats. Ce sont les églises susceptibles de rester ce qu'elles ont toujours été – à savoir un lieu de rencontre local – qui ont le plus de chances d'être intégrées et adoptées. Les réaffectations de l'église Heilig Hart à Mont-Saint-Amand en maison de quartier (p. 8) et de l'église Notre-Dame des Douleurs à Wavre-Sainte-Catherine en bâtiment scolaire (p. 27) ne sont que deux exemples parmi de nombreuses autres réussites.

Tandis que la polémique initiale autour de la réaffectation des églises a perdu de sa virulence, les rénovations d'autres bâtiments iconiques ou de monuments emblématiques touchent de plus en plus une corde sensible. L'esprit actuel d'antiracisme incite diverses instances à décoloniser l'espace public. Dans le sillage des manifestations contre le racisme qui ont eu lieu partout dans le monde à la suite du décès de George Floyd en 2020, la Région de Bruxelles-Capitale a constitué un groupe de travail qui a publié en 2022 des recommandations pour identifier, contextualiser, supprimer ou transformer les symboles évoquant les atrocités perpétrées dans les colonies belges au Congo et au Rwanda. L'intervention de Traumnovelle sur le monument du Congo au parc du Cinquantenaire de Bruxelles (p. 60) est une des premières réalisations qui ouvre le débat sur un patrimoine architectural teinté de souvenirs traumatisants.

La manière de traiter le « patrimoine difficile » (difficult heritage) est un thème international de plus en plus actuel. En 2023, le collectif DAAR (Decolonizing Architecture Art Research) a remporté le Lion d'or à la Biennale d'architecture de Venise avec une contribution sur l'appropriation critique et la réutilisation de l'architecture fasciste de Mussolini. Cette même biennale a également consacré le travail de Sammy Baloji, Bruxellois originaire de Lubumbashi. Dans son film Aequare: the Future that Never Was, il présente jusque dans des détails absurdes l'annexion territoriale et culturelle de l'Afrique par les colons occidentaux : de l'architecture européenne déliquescente ne résistant apparemment pas au climat extrêmement humide aux scientifiques désorientés dégoulinant de sueur dans leurs cols amidonnés. Ce magnifique film a directement inspiré ce numéro d' A+ consacré à l'identité et à l'iconicité.

Comment une ville ou une nation aborde-t-elle un héritage qui commémore des atrocités ? En tant que société, comment gérer les symboles publics qui rappellent un passé qui nous fait honte, tel que l'esclavage, l'exploitation ou les abus à grande échelle ? Dans ce sens, les églises font peut-être également partie du « patrimoine difficile ». C'est évidemment aussi le cas de la maison qu'occupait le meurtrier et violeur en série Marc Dutroux à Marcinelle. Après environ trois décennies, Réservoir A, en déployant des trésors de prudence et d'empathie pour le chagrin individuel et la honte collective, a transformé ce lieu particulièrement chargé en un lieu serein de commémoration ayant une valeur emblématique pour toute la communauté (p. 72). Un bel exemple de la façon dont la dimension idéologique et sociale de l'architecture peut s'exprimer avec brio dans un petit projet tel que celui-là.[-]


« Ne jamais démolir, ne jamais déplacer ou remplacer, toujours ajouter, transformer et réutiliser, avec et pour les habitants. » La philosophie d'Anne Lacaton (Lacaton & Vassal) devient un point de départ pour un nombre croissant d'architectes, surtout lorsqu'il s'agit d'immeubles d'habitation ou de bureaux moyens qui, dépourvus de valeur historique ou culturelle, sont rapidement en proie à la démolition.

Les bâtiments institutionnels et ...[+]

URBANISME ; BELGIQUE ; INNOVATION ; EXPOSITION

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A+ - Textile & Texture | A+ 24/06/2024 H

Sommaire de revue

- n° 308 - 126 p.
Ce numéro rend hommage à l'enveloppe architecturale, tangible, parfois rugueuse ou douce, d'un bâtiment ou d'une pièce. Nous aborderons des intérieurs dont les surfaces et motifs marquent, mais aussi des façades aux finitions travaillées. L'accent est mis sur l'artisanat, l'utilisation de matériaux et les développements technologiques qui permettent d'aménager une pièce avec une certaine atmosphère, chaleur et/ou acoustique, le résultat se trouvant quelque part à la croisée entre l'architecture et l'architecture d'intérieur.[-]
Ce numéro rend hommage à l'enveloppe architecturale, tangible, parfois rugueuse ou douce, d'un bâtiment ou d'une pièce. Nous aborderons des intérieurs dont les surfaces et motifs marquent, mais aussi des façades aux finitions travaillées. L'accent est mis sur l'artisanat, l'utilisation de matériaux et les développements technologiques qui permettent d'aménager une pièce avec une certaine atmosphère, chaleur et/ou acoustique, le résultat se ...[+]

TEXTILE ; BELGIQUE ; ANVERS ; BRUXELLES ; GAND ; 51N4E ; ALBERS (JOSEF) ; BIBLIOTHEQUE ; LOUVAIN-LA-NEUVE ; THEATRE ; EGLISE

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A+ - Mixing&Stacking | A+ 13/05/2024 H

Sommaire de revue

- n° 307 - 126 p.
« A Good City has Industry ». (Ou : « Une ville saine est une ville productive ».) C'est par cette affirmation quelque peu audacieuse qu'Architecture Workroom Brussels (AWB) plaidait en faveur d'un retour de l'industrie manufacturière dans les villes à l'occasion de l'édition 2016 de la Biennale d'Architecture de Rotterdam (IABR). À la fin du 20e siècle, la plupart des activités productives étaient en effet reléguées sur des terrains industriels à l'extérieur de la ville, là où elles ne provoquaient pas de nuisances. Cet exode vers la périphérie s'est avéré être une stratégie si gourmande en espace – avec en corollaire une artificialisation intense des sols, de la pollution et des embouteillages inutiles – qu'aux alentours de 2010, les planificateurs, concepteurs et pouvoirs publics se sont mis à promouvoir le retour de ces activités dans la ville, en les mêlant à de l'habitat et à d'autres fonctions urbaines.[-]
« A Good City has Industry ». (Ou : « Une ville saine est une ville productive ».) C'est par cette affirmation quelque peu audacieuse qu'Architecture Workroom Brussels (AWB) plaidait en faveur d'un retour de l'industrie manufacturière dans les villes à l'occasion de l'édition 2016 de la Biennale d'Architecture de Rotterdam (IABR). À la fin du 20e siècle, la plupart des activités productives étaient en effet reléguées sur des terrains industriels ...[+]

51N4E ; BRUGES

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A+ - 305 déc. 2023-janv. 2024 | A+ 13/05/2024

Sommaire de revue

- n° 2023-2024

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A+ - 298 oct.-nov. 2022 -
At your service
| A+ ; A+ 20/12/2022

Sommaire de revue

- n° N°298 oct.-nov. 2022 - - 126 p.
Sommaire
Édito Lisa De Visscher
Opinion

Pour Brucity Luc Symoens
Contre Brucity Géry Leloutre

À la Une
Architectuurboek Vlaanderen no 15 Philippe Declerck
Across on Tour Lara Molino
Projets récents
Robbrecht en Daem, Gallery Hufkens, Bruxelles Louis De Mey
Pierre Hebbelinck, Pavillon d'accueil du château, Gaasbeek François Gena
Alt, Shelter, Melsele Jolien Naeyaert
Jan Vermeulen – Tom Thys, Prinsenpark, Retie Bart Tritsmans

At Your Service
Havana – Lust, Park and Ride, Ledeberg Arnaud De Sutter
Studio SNCDA, Caserne des pompiers, Dilbeek Léone Drapeaud
Archipelago, Projet U, Uccle Pieter T'Jonck
Concours Parlement européen, Bruxelles Kristiaan Borret et Lisa De Visscher
Hub – Origin, Rénovation de l'hôtel de ville, Anvers Anne Malliet
Samyn & Partners, Caserne des pompiers, Charleroi Eloïse Perrillon
Bovenbouw – Ono, Tabloo, Dessel Bart Tritsmans
Concours maison communale, Hannut Amélie Poirel

Interview
Lütjens Padmanabhan Lisa De Visscher

Product News
Viviane Eeman

Étudiant
Concrete Design Competition Eline Dehullu
Maarten Bouwen Prijs Eline Dehullu

Portrait
Ectv Eline Dehullu
Baumans-Deffet Lisa De Visscher

Re-visited
Roger Bastin et Jacques Dupuis Maurizio Cohen[-]
Sommaire
Édito Lisa De Visscher
Opinion

Pour Brucity Luc Symoens
Contre Brucity Géry Leloutre

À la Une
Architectuurboek Vlaanderen no 15 Philippe Declerck
Across on Tour Lara Molino
Projets récents
Robbrecht en Daem, Gallery Hufkens, Bruxelles Louis De Mey
Pierre Hebbelinck, Pavillon d'accueil du château, Gaasbeek François Gena
Alt, Shelter, Melsele Jolien Naeyaert
Jan Vermeulen – Tom Thys, Prinsenpark, Retie Bart Tritsmans

At Your S...[+]

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A+ - 297 août.-sep. 2022 - | A+ ; A+ 20/12/2022

Sommaire de revue

- n° N°297 août.-sep. 2022 - - 126 p.
Sommaire
Édito Lisa De Visscher et Geert Palmers

Opinion
À quel point la transition énergétique est-elle payable ? Yves De Weerdt

À la Une
In Memoriam Lucien Kroll Dag Boutsen
AgwA Lisa De Visscher et Iwan Strauven
Archiweek Bruxelles Léone Drapeaud
Prefigurations Eline Dehullu
10th IABR: It's About Time Eline Dehullu
CLEF-WB Lisa De Visscher

Architecture of Energy
Bogdan & Van Broeck, Bijgaardehof, Gand Pieter T'Jonck
BOB361, Huileries, Forest Tim Peeters
Changer la construction des logements sociaux Frederik Serroen
Table ronde : Pace, Scale, Scope Eline Dehullu
Karbon' – Stekke+Fraas – Matthys Gobbo, Seucha, Profondsart Gilles Debrun
Hasa, École des vétérinaires, Anderlecht Chloë Raemdonck
Patrimoine immobilier et énergie Anne Malliet
Un pas en arrière : désindustrialiser le secteur de la construction Lionel Devlieger
Des pêches à Paris Eef Boeckx
B+, Zwartberg-Noord, Genk Gitte Van den Bergh
L'énergie solaire Geert Palmers
Le confort avant la chaleur Ruben Baetens
Innovation Geert Palmers

Product News
Viviane Eeman

Interview
Mos Lisa De Visscher

Étudiants
33,3% Re-Brussels Lisa De Visscher
Un port d'Anvers post-fossile Eline Dehullu
Îlot super-diversifié Eline Dehullu

Portrait
Karbon' Lisa De Visscher
Plusoffice Eline Dehullu

Re-visited
Jean Moutschen Sébastien Charlier[-]
Sommaire
Édito Lisa De Visscher et Geert Palmers

Opinion
À quel point la transition énergétique est-elle payable ? Yves De Weerdt

À la Une
In Memoriam Lucien Kroll Dag Boutsen
AgwA Lisa De Visscher et Iwan Strauven
Archiweek Bruxelles Léone Drapeaud
Prefigurations Eline Dehullu
10th IABR: It's About Time Eline Dehullu
CLEF-WB Lisa De Visscher

Architecture of Energy
Bogdan & Van Broeck, Bijgaardehof, Gand Pieter T'Jonck
BOB361, Huileries, ...[+]

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A+ - 299 dec. 2022 - jan.2023
Quality Matters
| A+ ; A+ 20/12/2022

Sommaire de revue

- n° 299 dec. 2022 - jan.2023 - 126 p.
Sommaire
Editorial
Lisa De Visscher

Opinion
Why does Wallonia not (yet) have a Government Architect? Gilles Debrun

Quality Matters
noAarchitecten, Coda, Wuustwezel Bart Tritsmans
evr – BC – Callebaut, Kempe Thill – Kaderstudio, Anyoji Beltrando, Usquare, Brussels Pieter T'Jonck
Générale – Elmēs, Stations de plein air Madeleine Melot, Namur Jean-Michel Leclercq
On City Architects Lisa De Visscher
On Quality Chambers in Flanders and Brussels Maarten Van Acker
Ouest, Théâtre du Rideau, Brussels Elodie Degavre
Petillon Ceuppens – Schenk Hattori, Park School, Melle Arnaud De Sutter
Neutelings Riedijk, 51N4E – Jaspers-Eyers – l'AUC, Northern Quarter, Brussels Sven Sterken
Graphical overview of institutions and instruments Elise Buntinx

Interview
Towards a built manifesto Eline Dehullu, Bart Tritsmans

On cultural players breaking open ‘architecture' and ‘quality' Maarten Liefooghe

XDGA, Mobilis, Brussels Véronique Patteeuw
Archipelago – AAdd, Psychiatric hospital Les Marronniers, Tournai Eloïse Perrillon
Descombes – Tractebel – Maat, Bovenbouw, Peeters, Pyck, Green Ribbon, Ostend Emmanuel van der Beek[-]
Sommaire
Editorial
Lisa De Visscher

Opinion
Why does Wallonia not (yet) have a Government Architect? Gilles Debrun

Quality Matters
noAarchitecten, Coda, Wuustwezel Bart Tritsmans
evr – BC – Callebaut, Kempe Thill – Kaderstudio, Anyoji Beltrando, Usquare, Brussels Pieter T'Jonck
Générale – Elmēs, Stations de plein air Madeleine Melot, Namur Jean-Michel Leclercq
On City Architects Lisa De Visscher
On Quality Chambers in Flanders and Brussels ...[+]

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A+ - 296 juin.-juil. 2022
Small escapes
| A+ ; A+ 20/12/2022

Sommaire de revue

- n° 296 juin.-juil. 2022 - 108 p.
Sommaire
Éditorial Lisa De Visscher

Opinion
Le profane a-t-il quelque chose à dire sur la qualité architecturale ? [Pour] Nicolas Hemeleers
Le profane a-t-il quelque chose à dire sur la qualité architecturale ? [Contre] Pieter T'Jonck

À la une
Ultimas 2021 Lisa De Visscher
Sick Architecture Eline Dehullu
Peer review Bouwmeester maître architecte (BMA) Els Vervloesem et Nicolas Hemeleers

Small Escapes

Bovenbouw, Maison de week-end, Bazel Christophe Van Gerrewey
Laboratoire, La Roseraie, Modave Élodie Degavre
Office, Art room, Uccle Pieter T'Jonck
Atelier Scheldeman, Cabane, Berlare / Atelier vík, Chambre de jardin, Courtrai / Gestalt, Salle de bureau, Kapellen / NWLND, Refuge, Bonheiden Bart Tritsmans
Grommen – Royakkers, House for Seasonal Neighbours, Borgloon Arnaud De Sutter
Vers.a, Sauna M, Ronse Guillaume Vanneste
Wim Cuyvers, Le Montavoies, MontavoixFR Wim Cuyvers
Tom Thys, Aristo House, PalmoliIT / Crit., La Roche qui Pleure, FécampFR / Carl Bourgeois, Maison de campagne, Wibrin / Theo De Meyer – Stefanie Everaert, Serra, Gand Véronique Patteeuw
Voorspoels – Daem, Sparre, Saint-Idesbald Jolien Naeyaert
Bruum – Thibaut Brogneaux, Infrastructure nature, Braives Cécile Vandernoot
Central, Président, Bruxelles Benoît Vandevoort

Concours
Trema.A Musée des Arts anciens, Namur Hervé Bouttet[-]
Sommaire
Éditorial Lisa De Visscher

Opinion
Le profane a-t-il quelque chose à dire sur la qualité architecturale ? [Pour] Nicolas Hemeleers
Le profane a-t-il quelque chose à dire sur la qualité architecturale ? [Contre] Pieter T'Jonck

À la une
Ultimas 2021 Lisa De Visscher
Sick Architecture Eline Dehullu
Peer review Bouwmeester maître architecte (BMA) Els Vervloesem et Nicolas Hemeleers

Small Escapes

Bovenbouw, Maison de week-end, Bazel ...[+]

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A+ - 295 avr.-mai. 2022 - Reimagining the Office | A+ ; A+ 06/05/2022

Sommaire de revue

- n° 295 avr.-mai. 2022 - - 126p.
Inhoudstafel
Edito Lisa De Visscher

Opinie
Moeten we nog nieuwe kantoren bouwen? [voor] Stéphane Sonneville
Moeten we nog nieuwe kantoren bouwen? [tegen] Marion Alecian

Uitgelicht
BC Architects Arnaud De Sutter
Fluctuations Cécile Vandernoot
Thomas Demand Mathieu Berteloot en Véronique Patteeuw

Recente projecten
Specimen, Co-housing, Saint-Servais Élodie Degavre
Meta – Souto de Moura, Meeting & Convention Centre, Brugge Hera Van Sande
Chancel – Frick-Cloupet, Théâtre Océan Nord, Schaarbeek Léone Drapeaud

Reimagining the Office
Maniera, Silversquare, Brussel Mathias Bouet
Matador, Toit & Moi, Ghlin François Gena
De toekomst van het kantoorgebouw Pieter T'Jonck
Typologisch onderzoek aan de hand van kantoorvloeren
51N4E – Jaspers-Eyers – l'Auc, Zin (WTC 2023), Brussel Sven Sterken
Hub, Hoofdkantoor Stedelijk Onderwijs, Antwerpen Bart Tritsmans
Anton Hendrik Denys – Steen, AEtelier, Heverlee Eline Dehullu
Wat na het kantoor? Kristiaan Borret
Studio Farris, BP Building, Antwerpen Bart Tritsmans

Interview
Bernardo Bader Lisa De Visscher

Wedstrijd
Athénée royal Léonardo da Vinci, Anderlecht Daniel Delgoffe

Product news
Viviane Eeman

Student
UAntwerpen: High-Rise and Retrofitting Lisa De Visscher
EAP Euregionale Prijs voor Achitectuur 2021 Eline DehulluKU Leuven: Existenz 2022 Eline Dehullu

Portret
Pigeon Ochej Lisa De Visscher
Komaan Eline Dehullu

Revisited
Valentin Vaerwyck Marc Dubois[-]
Inhoudstafel
Edito Lisa De Visscher

Opinie
Moeten we nog nieuwe kantoren bouwen? [voor] Stéphane Sonneville
Moeten we nog nieuwe kantoren bouwen? [tegen] Marion Alecian

Uitgelicht
BC Architects Arnaud De Sutter
Fluctuations Cécile Vandernoot
Thomas Demand Mathieu Berteloot en Véronique Patteeuw

Recente projecten
Specimen, Co-housing, Saint-Servais Élodie Degavre
Meta – Souto de Moura, Meeting & Convention Centre, Brugge Hera Van Sande
Chancel ...[+]

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A+ N° 294 fév.-mars.2022 - Back to Brick | A+ ; A+ 29/04/2022

Sommaire de revue

- n° N° 294 fév.-mars.2022 - 126p.
Sommaire
Édito Lisa De Visscher
Opinion [pour] Leo Van Broeck
Opinion [contre] Michael Bianchi
À la une
40 ans de culture du concours Louis De Mey
Lode Janssens – A Balloon Home Benoît Vandevoort
La surface vivante Pieter T'Jonck
Meta – van Bergen Kolpa, Agrotopia, Roulers Pieter T'Jonck
Felt, Villa Kameleon, Zoersel Lisa De Visscher
Back to Brick
Sergison Bates – Bovenbouw – Bulk , Cadix, Anvers Christophe Van Gerrewey
Pierre Blondel, Archiducs, Watermael-Boitsfort Lisa De Visscher
noA, le Steen, Anvers Pieter T'Jonck
Beyond Brick : développements innovants et alternatives en briques
Label, Ursulines, Malines Guillaume Vanneste
ECTV, Académie de dessin et centre de jeunesse, Lo-Reninge Hera Van Sande
Brique : bloc de construction des paradoxes Lieven Nijs
EDA-AU, École Zaza, Rwamishiba (Rwanda) Cécile Vandernoot
Carton123, Korbeek Winners, Louvain Edith Wouters
Gafpa, Campus sportif, Lange Munte, Courtrai Eline Dehullu

Interview
David Sebastian Eline Dehullu et Lisa De Visscher
Concours
Moulin Williame, Lessines Stephane Damsin

Product News
Viviane Eeman
Etudiant
UGent : Brick Wall City Véronique Patteeuw
La Cambre Horta – ULB : La stabilisation de la terre crue Véronique Patteeuw
KU Leuven : Atelier de briques Véronique Patteeuw
Bureau
Raamwerk Eline Dehullu

Re-visited
Peter Callebout Francis Carpentier[-]
Sommaire
Édito Lisa De Visscher
Opinion [pour] Leo Van Broeck
Opinion [contre] Michael Bianchi
À la une
40 ans de culture du concours Louis De Mey
Lode Janssens – A Balloon Home Benoît Vandevoort
La surface vivante Pieter T'Jonck
Meta – van Bergen Kolpa, Agrotopia, Roulers Pieter T'Jonck
Felt, Villa Kameleon, Zoersel Lisa De Visscher
Back to Brick
Sergison Bates – Bovenbouw – Bulk , Cadix, Anvers Christophe Van Gerrewey
Pierre Blondel, ...[+]

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A+ 293 Special Edition : Brussels Architecture Prize 2021 | A+ ; A+ 04/01/2022

Sommaire de revue

- n° n°293 dec. 2021 - janv.2022 - 160 p.

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A+ N° 292 Oversize: Adaptive Reuse- | A+ 29/11/2021

Sommaire de revue

- n° 292 oct.-nov. 2021 - 113 p.
Flores & Prats et Kaan
Lütjens Padmanabhan
BWMSTR Label. Construct, place au changement
NU Architectuuratelier Pavillons d'accueil du Jardin Botanique Meise
Laura Muyldermans et Arian Schelstraete rénovation d'une maison de bourgmestre à Gontrode.
Havana, garderie parascolaire et entrepôt, Zwijndrecht
Reconversion d'une eglise par Dhooge et Meganck
a20 et AAC : Reconversion d'un bâtiment minier en Ecole primaire et maternelle libre Straf !
Agence Ter, Baumans-Deffet, Masterplan sites Arcelor Mittal, Liège
Architecten Inge Vinck Jan De Vylder, Agwa Palais des Expositions Charleroi
Sum Project et B2Ai reconversion d'un entrepot à tabac, en deux écoles secondaires Molenbeek-Saint-Jean
Xaveer De Geyter Architects Mobilis, bâtiment multifonctionnel à Anderlecht
Horror vacui ? Reconversion expériences de Baumans-Deffet architectes, Trans architecten.
Polo Architects, interventions dans une zone industrielle en reconversion de quartier d'habitat et de travail:lieu temporaire à Maakleerplek Louvain
projet d'appel ouvert pour la reconversion de l'imprimerie Strobbe, en Cultuurfabriek à Izegem? BeL Societät fûr Architektur
Interview de XDG Xaveer De Geyter
Atelier oversize : projet pédagogique d'ateliers de master de plusieurs universités[-]
Flores & Prats et Kaan
Lütjens Padmanabhan
BWMSTR Label. Construct, place au changement
NU Architectuuratelier Pavillons d'accueil du Jardin Botanique Meise
Laura Muyldermans et Arian Schelstraete rénovation d'une maison de bourgmestre à Gontrode.
Havana, garderie parascolaire et entrepôt, Zwijndrecht
Reconversion d'une eglise par Dhooge et Meganck
a20 et AAC : Reconversion d'un bâtiment minier en Ecole primaire et maternelle libre Straf ! ...[+]

RECONVERSION DE BATIMENT ; DE GEYTER (XAVEER) ; BATIMENT INDUSTRIEL ; PATRIMOINE ARCHITECTURAL ; BELGIQUE

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A+ - 290 Domesticating Public Space | A+ 24/09/2021 H

Sommaire de revue

- n° 290 juin-juil. 2021 - 126 p.
D'après le Sommaire :
In Memoriam Constantin Brodzki Maurizio Cohen
Biennale d'architecture de Venise 2021 Véronique Patteeuw
Office, Crématorium, Ostende Christophe Van Gerrewey
Label, Porcheresse Mathias Bouet
Goffart Polomé – Reservoir A – Ney-Wow, Hangar à sel, Houffalize Pieter T'Jonck
Vogt – Van Belle & Medina, Droogdokkenpark, Anvers Bart Tritsmans
Van Belle & Medina, Traction Stations Brabo 2, Anvers Bart Tritsmans
Avant / Après
Service Espaces verts de la Ville de Gand, parc Capitaine Zeppos, Gand Chloë Raemdonck
Landinzicht, parc Pannenhuis, Bruxelles Guillaume Vanneste
OLM, parc Maximilien, Bruxelles Guillaume Vanneste
Reportage photo d'une randonnée à vélo à Bruxelles Michiel De Cleene
B612 – OLM, îlot Fontainas, Bruxelles Pauline Malras
H+N+S – Artgineering – ARA, parc Bellevue, Louvain Pieter T'Jonck
Pionniers de l'espace public Joeri De Bruyn
Artgineering – Lama – Sweco, Grand-Place, Saint-Nicolas Bart Tritsmans
Lama – Brut, parc urbain Schaliken, Herentals Edith Wouters
Suède 36, centre-ville, Saint-Hubert Carla Frick-Cloupet
Espaces publics à Liège François Schreuer
Maison communale d'Awans, Awans Gilles Debrun [-]
D'après le Sommaire :
In Memoriam Constantin Brodzki Maurizio Cohen
Biennale d'architecture de Venise 2021 Véronique Patteeuw
Office, Crématorium, Ostende Christophe Van Gerrewey
Label, Porcheresse Mathias Bouet
Goffart Polomé – Reservoir A – Ney-Wow, Hangar à sel, Houffalize Pieter T'Jonck
Vogt – Van Belle & Medina, Droogdokkenpark, Anvers Bart Tritsmans
Van Belle & Medina, Traction Stations Brabo 2, Anvers Bart Tritsmans
Avant / ...[+]

BELGIQUE ; ESPACE PUBLIC

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A+ - 291 Kids: Let's Play! | A+ ; CIAUD-ICASD 01/08/2021

Sommaire de revue

- n° 291 aout-sept. 2021 (vol. 48 N°4)
(extraits du) sommaire
Carmody Groarke position pour l'extension du musee du design de Gand

Jo Taillieu architekten: Centre d'éducation à la nature Paddenbroek, Gooik (Belgique)
HBAAT – V+ : cinéma, Lille Marcq-en-Baroeul

Dossier : Kids, Let's Play!
Ura (Yves Malysse et Kiki Verbeek) : ludothèque, jardin, plaine de jeux, salle de théâtre etr de concert, foyer polyvalent et crèche à Etterbeek (Brussels)
Denc-Studio (Gand), reconversion de l'église Saint-Joseph à Eeklo en centre d'accueil parascolaire.
La nature fait l'école photos de Saskia Vanderstichele
Compagnie-O : De Leerexpert Dullingen (école pour jeunes handicapés moteurs et mentaux graves à Brasschaat)
Agwa: extension de l'école secondaire Durlet, Anvers
Recherche : espace de jeu et de liberté Sara De Sloover
1010 Architecture Urbanisme : occupation temporaire d'un terrain en friche, square MolenWest, Bruxelles
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HBAAT – V+ : cinéma, Lille Marcq-en-Baroeul

Dossier : Kids, Let's Play!
Ura (Yves Malysse et Kiki Verbeek) : ludothèque, jardin, plaine de jeux, salle de théâtre etr de concert, foyer polyvalent et crèche à Etterbeek (Brussels)
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ENFANT ; ECOLE ; ESPACE DE JEU ; MAISON DE JEUNES ; CRECHE

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