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y
- 200 p.
Cote : 72_038-JEN
Dans Late-Modern Architecture, Charles Jencks explore et théorise le développement de l'architecture moderne tardive à la charnière des années 1960-1980, moment où les idées du modernisme affluent vers de nouvelles formes avant l'émergence du post-modernisme. Contrairement à son ouvrage précédent (The Language of Post-Modern Architecture), où il définit le post-modernisme comme rupture par rapport au modernisme, ici Jencks analyse ce qu'il nomme le « Late Modern » comme une phase particulière du modernisme lui-même, ni totalement moderniste orthodoxe, ni encore vraiment post-moderne.

Jencks montre que l'architecture moderne tardive conserve les principes fondamentaux du modernisme — rationalisme, fonctionnalité, mise en valeur de la technologie — mais les pousse à un extrême expressif et rhétorique. Ce mouvement accentue l'utilisation de formes sculpturales, de structures complexes, de systèmes techniques visibles et d'expression technologique (souvent appelée architecture high-tech), cherchant à revitaliser ce qu'il considère comme un langage architectural devenu trop stéréotypé ou « ennuyeux ».

Le livre est organisé en trois grandes parties :

1. Théorie du Late Modern : Jencks questionne si cette phase marque la « fin d'une ère » du modernisme, examine les rapports entre modernisme tardif et post-modernisme, et met en parallèle leurs rhétoriques visuelles.

2. Pratique et exemples concrets : il analyse des œuvres et approches d'architectes qui incarnent ce courant, comme les projets de James Stirling, l'architecture japonaise pluraliste, ou encore des expressions qualifiées de supersensualistes. Ces études de cas illustrent la variété formelle du mouvement et sa volonté de dépasser la simple rationalité fonctionnelle.

3. Commentaires critiques : Jencks n'hésite pas à adopter un ton ironique en abordant des figures controversées comme Philip Johnson ou Bruce Goff, qui, selon lui, incorporent des éléments stylistiques qui flirtent avec la camp ou la provocation.

Avec des illustrations et essais variés, Jencks montre que le Late Modern est un modernisme plus dramatique, plus technologique et plus rhétorique, mais qui, malgré ses innovations, finit par ouvrir la voie au pluralisme post-moderne.[-]
Dans Late-Modern Architecture, Charles Jencks explore et théorise le développement de l'architecture moderne tardive à la charnière des années 1960-1980, moment où les idées du modernisme affluent vers de nouvelles formes avant l'émergence du post-modernisme. Contrairement à son ouvrage précédent (The Language of Post-Modern Architecture), où il définit le post-modernisme comme rupture par rapport au modernisme, ici Jencks analyse ce qu'il nomme ...[+]

LATE-MODERN ; POSTMODERNISME ; STIRLING (JAMES FRAZER) ; JOHNSON (PHILIP) ; GOFF (BRUCE)

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2y
- 110 P;
Cote : 72_00-GRA
Architectural Monographs 5: Michael Graves est une monographie illustrée et critique consacrée à l'architecte américain Michael Graves, figure majeure de l'architecture contemporaine et l'un des premiers représentants du post-modernisme architectural. Le livre fait partie de la célèbre série Architectural Monographs qui documente en profondeur le travail de grands architectes modernes et contemporains.

L'ouvrage s'ouvre par une introduction substantielle d'Alan Colquhoun, qui situe Graves dans le contexte des débats architecturaux des années 1960-1970. Colquhoun analyse la manière dont Graves élabore une architecture où la forme et la visibilité jouent un rôle central, souvent séparées des impératifs structurels stricts du modernisme traditionnel. Chez Graves, l'architecture devient, selon Colquhoun, davantage une expression visuelle et symbolique, participant à un langage où la signification se déplace vers la perception et l'apparence.

Le cœur du livre est une sélection d'environ une trentaine de projets représentatifs de Graves entre la fin des années 1960 et la fin des années 1970, présentés à travers photographies en couleur et en noir et blanc, plans, dessins et perspectives. Ces projets couvrent des logements individuels, des bâtiments institutionnels, des projets urbains et des interventions diverses, illustrant l'évolution de son approche depuis ses premières recherches modernistes vers une architecture plus figurative, expressive et historiquement référentielle.

Chaque projet est accompagné de légendes et de descriptions qui permettent au lecteur de comprendre les intentions formelles, les jeux de volumes et la recherche d'une identité architecturale propre à Graves. L'ouvrage montre comment il explore des formes, des matériaux et des motifs qui combinent rigueur conceptuelle et expressivité visuelle, annonçant certaines des idées qui feront de lui une figure clé du post-modernisme.

Le volume se termine par un essai de Peter Carl, humoristique et philosophique, intitulé “Freud and Russell at the Wherehouse”, qui offre une réflexion moins conventionnelle sur l'architecture et la perception moderne.

En somme, cette monographie est une introduction critique illustrée à la pensée et à l'œuvre de Michael Graves jusqu'en 1979, essentielle pour comprendre ses premières explorations formelles et son rôle dans l'évolution de l'architecture du XXᵉ siècle.[-]
Architectural Monographs 5: Michael Graves est une monographie illustrée et critique consacrée à l'architecte américain Michael Graves, figure majeure de l'architecture contemporaine et l'un des premiers représentants du post-modernisme architectural. Le livre fait partie de la célèbre série Architectural Monographs qui documente en profondeur le travail de grands architectes modernes et contemporains.

L'ouvrage s'ouvre par une introduction ...[+]

GRAVES (MICHAEL) ; POSTMODERNISME ; LOGEMENT ; BATIMENT PUBLIC

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y
- 136 p.
Cote : 72_038-JEN
Dans The Language of Post-Modern Architecture, Charles Jencks analyse et théorise ce qu'il appelle la naissance de l'architecture post-moderne à la fin du XXᵉ siècle. Le livre est considéré comme l'un des premiers à définir clairement le terme post-moderne appliqué à l'architecture et reste une référence majeure dans le domaine.

Jencks y affirme que l'architecture moderne est “morte”, une déclaration symbolique qu'il date précisément du 15 juillet 1972, lors de la démolition du complexe Pruitt-Igoe à St. Louis, qu'il voit comme l'échec manifeste des idéaux modernistes. Pour lui, le modernisme s'était enfermé dans une esthétique réductrice et univoque faite de formes simples et fonctionnelles, déconnectée des attentes culturelles et sociales des usagers.

Face à cet échec, Jencks propose une nouvelle façon de penser l'architecture comme un langage, analogue à la langue parlée ou écrite : avec une syntaxe, une sémantique, des métaphores et des codes permettant aux bâtiments de communiquer des significations complexes. Ce langage post-moderne se caractérise par l'embrassement de références historiques, le renouveau de l'ornement, la pluralité des styles et une lecture multivalente capable de parler à différents publics.

L'architecture post-moderne, pour Jencks, n'est pas un style unique mais un ensemble d'approches pluralistes qui rejettent l'universalité moderniste. Elle inclut des éléments tels que l'historicisme, le néo-vernaculaire, la contextualisation, la métaphore et un jeu délibéré avec les formes culturelles et les signes.

Le livre est richement illustré pour montrer comment ces idées se traduisent dans des bâtiments concrets, et Jencks développe aussi des schémas visuels, comme les « arbres évolutifs », pour cartographier les influences et les courants du mouvement post-moderne.

En résumé, l'ouvrage propose une lecture culturelle, symbolique et linguistique de l'architecture, marquant une rupture avec les dogmes du modernisme et ouvrant la voie à une architecture plus expressive, communicative et diversifiée.[-]
Dans The Language of Post-Modern Architecture, Charles Jencks analyse et théorise ce qu'il appelle la naissance de l'architecture post-moderne à la fin du XXᵉ siècle. Le livre est considéré comme l'un des premiers à définir clairement le terme post-moderne appliqué à l'architecture et reste une référence majeure dans le domaine.

Jencks y affirme que l'architecture moderne est “morte”, une déclaration symbolique qu'il date précisément du 15 ...[+]

POSTMODERNISME ; HISTOIRE DE L'ARCHITECTURE ; THEORIE DE L'ARCHITECTURE

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