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y
- 298 p.
Cote : 79_00-DEL
Cette étude n'est pas une histoire du cinéma, mais un essai de classification des images et des signes tels qu'ils apparaissent au cinéma. On considère ici un premier type d'image, l'image-mouvement, avec ses variétés principales, image-perception, image-affection, image-action, et les signes (non linguistiques) qui les caractérisent. Tantôt la lumière entre en lutte avec les ténèbres, tantôt elle développe son rapport avec le blanc. Les qualités et les puissances tantôt s'expriment sur des visages, tantôt s'exposent dans des “ espaces quelconques ”, tantôt révèlent des mondes originaires, tantôt s'actualisent dans des milieux supposés réels. Les grands auteurs de cinéma inventent et composent des images et des signes, chacun à sa manière. Ils ne sont pas seulement confrontables à des peintres, des architectes, des musiciens, mais à des penseurs. Il ne suffit pas de se plaindre ou de se féliciter de l'invasion de la pensée par l'audiovisuel ; il faut montrer comment la pensée opère avec les signes optiques et sonores de l'image-mouvement, et aussi d'une image-temps plus profonde, pour produire parfois de grandes œuvres.

Avant-propos

I. Thèses sur le mouvement (premier commentaire de Bergson)
Première thèse : le mouvement et l'instant
Seconde thèse : instants privilégiés et instants quelconques
Troisième thèse : mouvement et changement. – Le tout, l'Ouvert ou la durée. – Les trois niveaux : l'ensemble et ses parties ; le mouvement ; le tout et ses changements

II. Cadre et plan, cadrage et découpage
Le premier niveau : cadre, ensemble ou système clos. – Les fonctions du cadre. – Le hors-champ : ses deux aspects
Le second niveau : plan et mouvement. – Les deux faces du plan : vers les ensembles et leurs parties, vers le tout et ses changements. – L'image-mouvement. – Coupe mobile, perspective temporelle
Mobilité : montage et mouvement de la caméra. – La question de l'unité du plan (les plans-séquences). L'importance du faux-raccord

III. Montage
Le troisième niveau : le tout, la composition des images-mouvement et l'image indirecte du temps. – L'école américaine : composition organique et montage chez Griffith. – Les deux aspects du temps : l'intervalle et le tout, le présent variable et l'immensité
L'école soviétique : composition dialectique. – L'organique et le pathétique chez Eisenstein : spirale et saut qualitatif. – Poudovkine et Dovjenko. – La composition matérialiste de Vertov
L'école française d'avant-guerre : composition quantitative. – Rythme et mécanique. – Les deux aspects de la quantité de mouvement : relatif et absolu. – Gance et le sublime mathématique. – L'école expressionniste allemande : composition intensive. – La lumière et les ténèbres (Murnau, Lang). – L'expressionnisme et le sublime dynamique

IV. L'image-mouvement et ses trois variétés (second commentaire de Bergson)
L'identité de l'image et du mouvement. – Image-mouvement et image-lumière
De l'image-mouvement à ses variétés. – Image-perception, image-action, image-affection
L'épreuve inverse : comment éteindre les trois variétés (Film de Beckett). – Comment les variétés se composent

V. L'image-perception
Les deux pôles, objectif et subjectif. – La « mi-subjective », ou l'image indirecte libre (Pasolini, Rohmer)
Vers un autre état de la perception : la perception liquide. – Rôle de l'eau dans l'école française d'avant-guerre. – Grémillon, Vigo
Vers une perception gazeuse. – La matière et l'intervalle selon VertoV. – L'engramme. – Une tendance du cinéma expérimental (Landow)

VI. L'image-affection : visage et gros plan
Les deux pôles du visage : puissance et qualité
Griffith et Eisenstein. – L'expressionnisme. – L'abstraction lyrique : la lumière, le blanc et la réfraction (Sternberg)
L'affect comme entité. – L'icône. – La « priméité » selon Peirce. – La limite du visage ou le néant : Bergman. – Comment y échapper

VII. L'image-affection : qualités, puissances, espaces quelconques
L'entité complexe ou l'exprimé. – Conjonctions virtuelles et connexions réelles. – Les composantes affectives du gros plan (Bergman). – Du gros plan aux autres plans : Dreyer
L'affect spirituel et l'espace chez Bresson. – Qu'est-ce qu'un espace « quelconque » ?
La construction des espaces quelconques. – L'ombre, l'opposition et la lutte dans l'expressionnisme. – Le blanc, l'alternance et l'alternative dans l'abstraction lyrique (Sternberg, Dreyer, Bresson). – La couleur et l'absorption (Minnelli). – Les deux sortes d'espaces quelconques, et leur fréquence dans le cinéma contemporain (Snow)

VIII. De l'affect à l'action : l'image-pulsion
Le naturalisme. – Les mondes originaires et les milieux dérivés. – Pulsions et morceaux, symptômes et fétiches. – Deux grands naturalistes : Stroheim et Bunuel. – Pulsion de parasitisme. – L'entropie et le cycle
Une caractéristique de l'œuvre de Bunuel : puissance de la répétition dans l'image
La difficulté d'être naturaliste : King Vidor. – Cas et évolution de Nicholas Ray. – Le troisième grand naturaliste : Losey. – Pulsion de servilité. – Le retournement contre soi. – Les coordonnées du naturalisme

IX. L'image-action : la grande forme
De la situation à l'action : la « secondéité ». – L'englobant et le duel. – Le rêve américain. – Les grands genres : le film psycho-social (King Vidor), le western (Ford), le film d'histoire (Griffith, Cecil B. de Mille)
Les lois de la composition organique
Le lien sensori-moteur. – Kazan et l'Actors Studio. – L'empreinte

X. L'image-action : la petite forme
De l'action à la situation. – Les deux sortes d'indices. – La comédie de mœurs (Chaplin, Lubitsch). – Le western chez Hawks : le fonctionalisme. – Le néo-western et son type d'espace (Mann, Peckinpah). – La loi de la petite forme et le burlesque. – L'évolution de Chaplin : la figure du discours. – Le paradoxe de Keaton : la fonction minorante et récurrente des grandes machines

XI. Les figures ou la transformation des formes
Le passage d'une forme à l'autre chez Eisenstein. – Le montage d'attractions. – Les différents types de figures
Les figures du Grand et du Petit chez Herzog
Les deux espaces : l'Englobant-souffle, et la ligne d'Univers. – Le souffle chez Kurosawa : de la situation à la question. – Les lignes d'univers chez Mizoguchi : du tracé à l'obstacle

XII. La crise de l'image-action
La « tiercéité » selon Peirce, et les relations mentales. – Les Marx. – L'image mentale selon Hitchcock. – Marques et symboles. – Comment Hitchcock achève l'image-action en la portant à sa limite – La crise de l'image-action dans le cinéma américain (Lumet, Cassavetes, Altman). – Les cinq caractères de cette crise. – Le relâchement du lien sensorimoteur
L'origine de la crise : néo-réalisme italien et nouvelle vague française. – Conscience critique du cliché. – Problème d'une nouvelle conception de l'image. – Vers un au-delà de l'image-mouvement
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Cette étude n'est pas une histoire du cinéma, mais un essai de classification des images et des signes tels qu'ils apparaissent au cinéma. On considère ici un premier type d'image, l'image-mouvement, avec ses variétés principales, image-perception, image-affection, image-action, et les signes (non linguistiques) qui les caractérisent. Tantôt la lumière entre en lutte avec les ténèbres, tantôt elle développe son rapport avec le blanc. Les ...[+]

CINEMA ; IMAGE ; AUDIOVISUEL ; EFFET SONORE

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- 320 p.
Cote : 14-DEL
Lettres et autres textes est le troisième et dernier volume des textes posthumes de Gilles Deleuze, publié à l'occasion du vingtième anniversaire de sa disparition. Il regroupe de nombreuses lettres adressées à ses contemporains (Michel Foucault, Pierre Klossowski, François Châtelet ou Clément Rosset). Particulièrement importantes à cet égard sont les lettres adressées à Félix Guattari, qui constituent un témoignage irremplaçable sur leur « travail à deux », de L'Anti-Œdipe jusqu'à Qu'est-ce que la philosophie ? On y trouve aussi des lettres plus tardives adressées à des étudiants qui l'interrogent sur son œuvre et lui permettent de l'éclairer d'un regard nouveau. Y figurent également un ensemble de textes introuvables ou inédits, comme certains essais de jeunesse, quelques dessins insolites, ou un long entretien de 1973 sur L'Anti-Œdipe avec Guattari. (éditeur)[-]
Lettres et autres textes est le troisième et dernier volume des textes posthumes de Gilles Deleuze, publié à l'occasion du vingtième anniversaire de sa disparition. Il regroupe de nombreuses lettres adressées à ses contemporains (Michel Foucault, Pierre Klossowski, François Châtelet ou Clément Rosset). Particulièrement importantes à cet égard sont les lettres adressées à Félix Guattari, qui constituent un témoignage irremplaçable sur leur « ...[+]

DELEUZE (GILLES) ; PHILOSOPHIE

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- 250 p.
Cote : 14-DEL
Recueil d'entretiens sur l'Anti-Oedipe, Mille Plateaux, sur L'image-temps et l'image-mouvement , sur Michel Foucault, sur la Politique.

PHILOSOPHIE

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- 379 p.
Cote : 79-DEL
Après "l'image mouvement", Deleuze analyse "l' image temps" : opsignes et sonsignes: images optiques et sonores pures qui au contraire de "l'image mouvement", s'affranchissent des liens sensori-moteurs et placent les sens dans un rapport direct avec le temps, avec la pensée.

THEORIE DE L'ART ; IMAGE ; TEMPS ; CINEMA-ART

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- 298 p.
Cote : 79-DEL
Les grands cineastes sont aussi des penseurs qui pensent avec des images au lieu de concepts; Ce livre est un essai de classification des images et des signes produites par le cinema: images-mouvements qui sont image-perception, image-affection, image-pulsion, image-action.

IMAGE ; THEORIE DE L'ART ; CINEMA-ART

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- 189 p.
Cote : 14-DEL
Entretiens, écrits en 1977, entre le philosophe français, disparu en 1995 et une journaliste proche de lui.

PHILOSOPHIE

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- 192 p.
Cote : 14-DEL
Le propre du baroque est de porter le pli à l'infini (Greco, Bernin,...) La philosophie de Leibniz est baroque par excellence. Suivre l'histoire du pli dans les arts fait découvrir un néo-Baroque moderne chez Mallarmé, Proust, Michaux, Boulez, Hantaï.

ART BAROQUE ; LEIBNIZ (GOTTFRIED WILHELM)

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- 392 p.
Cote : 14-DEL

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- 208 p.
Cote : 14-DEL
La question posée dans le titre de l'ouvrage n'a de sens que par comparaison. On ne peut savoir ce qu'est la philosophie que si l'on sait aussi ce qu'il en est de l'art et de la science, car la philosophie est une activité précise : elle est la discipline qui consiste à créer des concepts. En dotant la science des seuls vrais concepts, la logique se constitue en double de la science et renvoie la philosophie aux idées générales et à l'opinion : c'est-à-dire en dernière instance à la philosophie de la communication, au consensus libéral, au marketing démocratique. C'est pourquoi les auteurs traçent une ligne franche entre philosophie et science, afin d'affranchir le lecteur des sujétions de la science logique, car la philosophie, comme la science, comme l'art, ne résistent au chaos que pour y puiser leur force, d'invention et de résistance, toujours virtuelle, utopique et minoritaire. [-]
La question posée dans le titre de l'ouvrage n'a de sens que par comparaison. On ne peut savoir ce qu'est la philosophie que si l'on sait aussi ce qu'il en est de l'art et de la science, car la philosophie est une activité précise : elle est la discipline qui consiste à créer des concepts. En dotant la science des seuls vrais concepts, la logique se constitue en double de la science et renvoie la philosophie aux idées générales et à l'opinion : ...[+]

PHILOSOPHIE ; DELEUZE (GILLES)

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