« À la fin du XIe siècle et dans la première moitié du XIIe, l'Église, dans ses diverses composantes régulières et séculières, connaît une capacité rénovée, à la fois économique et intellectuelle, d'engager des grands travaux. Naissent alors, dans des contextes bien précis, des « monuments phares », appelés à rayonner comme centres de création. Les textes qui peuvent nous éclairer sur les conditions de ces réalisations sont rares. Il convient alors d'interroger les édifices qui subsistent, dans leur architecture comme dans leur décor, toujours intimement liés à une ou des fonctions nettement définies. Cette étude, constamment renouvelée, invite à cerner au plus près le projet initial, les techniques et moyens mis en oeuvre, la part propre de l'architecte... Dans ces grands édifices, l'Antiquité se fait parfois présente comme référence d'une architecture inégalée ; les images sculptées, qui font partie intrinsèque de l'édifice, témoignent de la réflexion, de la culture des commanditaires. Au final, ces monuments sont le reflet d'une société en mouvement, suscitant l'innovation, accueillant la modernité, loin de l'image d'Épinal d'un pseudo « art de moines » qui vaudrait surtout pour son respect de la tradition. » (Cité de l'architecture et du patrimoine / Ecole de Chaillot)
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« À la fin du XIe siècle et dans la première moitié du XIIe, l'Église, dans ses diverses composantes régulières et séculières, connaît une capacité rénovée, à la fois économique et intellectuelle, d'engager des grands travaux. Naissent alors, dans des contextes bien précis, des « monuments phares », appelés à rayonner comme centres de création. Les textes qui peuvent nous éclairer sur les conditions de ces réalisations sont rares. Il convient ...
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