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Cote : V-cité Arc.P.-Cours Pub.-2006-2007-CAZ
« À la fin du XIe siècle et dans la première moitié du XIIe, l'Église, dans ses diverses composantes régulières et séculières, connaît une capacité rénovée, à la fois économique et intellectuelle, d'engager des grands travaux. Naissent alors, dans des contextes bien précis, des « monuments phares », appelés à rayonner comme centres de création. Les textes qui peuvent nous éclairer sur les conditions de ces réalisations sont rares. Il convient alors d'interroger les édifices qui subsistent, dans leur architecture comme dans leur décor, toujours intimement liés à une ou des fonctions nettement définies. Cette étude, constamment renouvelée, invite à cerner au plus près le projet initial, les techniques et moyens mis en oeuvre, la part propre de l'architecte... Dans ces grands édifices, l'Antiquité se fait parfois présente comme référence d'une architecture inégalée ; les images sculptées, qui font partie intrinsèque de l'édifice, témoignent de la réflexion, de la culture des commanditaires. Au final, ces monuments sont le reflet d'une société en mouvement, suscitant l'innovation, accueillant la modernité, loin de l'image d'Épinal d'un pseudo « art de moines » qui vaudrait surtout pour son respect de la tradition. » (Cité de l'architecture et du patrimoine / Ecole de Chaillot)[-]
« À la fin du XIe siècle et dans la première moitié du XIIe, l'Église, dans ses diverses composantes régulières et séculières, connaît une capacité rénovée, à la fois économique et intellectuelle, d'engager des grands travaux. Naissent alors, dans des contextes bien précis, des « monuments phares », appelés à rayonner comme centres de création. Les textes qui peuvent nous éclairer sur les conditions de ces réalisations sont rares. Il convient ...[+]

ARCHITECTURE ROMANE ; ARCHITECTURE RELIGIEUSE ; CHRISTIANISME

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Cote : V-cité Arc.P.-Cours Pub.-2006-2007-CAZ
"Autour de l'an mil, accompagnant des phénomènes aussi imbriqués que la mise en place de pouvoirs territoriaux hiérarchisés, l'essor démographique, la structuration plus serrée du réseau paroissial, un certain renouveau urbain et une nouvelle emprise de l'Eglise sur la société, on voit se multiplier les constructions, autorisées par l'enrichissement général du pays. Ce que l'on appelle "architecture romane" par tradition recouvre en réalité des pratiques bien distinctes selon les lieux et les commanditaires. L'architecture religieuse témoigne d'une manière éloquente des ambitions, des ressources humaines et techniques d'une époque. Dès la fin du Xe siècle et dans la première moitié du XIe, sans renier un passé auquel parfois on reste fidèle, les innovations techniques et formelles trouvent toute leur place dans une société visiblement prête à les accueillir. Le désir de vouter les édifices, en particulier, conduit à des mutations importantes dans l'art de concevoir les espaces, les volumes et leurs articulations."
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"Autour de l'an mil, accompagnant des phénomènes aussi imbriqués que la mise en place de pouvoirs territoriaux hiérarchisés, l'essor démographique, la structuration plus serrée du réseau paroissial, un certain renouveau urbain et une nouvelle emprise de l'Eglise sur la société, on voit se multiplier les constructions, autorisées par l'enrichissement général du pays. Ce que l'on appelle "architecture romane" par tradition recouvre en réalité des ...[+]

ARCHITECTURE ROMANE ; ARCHITECTURE RELIGIEUSE ; CHRISTIANISME

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