Que reste-t-il du territoire à l'heure de la mondialisation lorsque les flux transnationaux recomposent les espaces et se jouent des frontières tout en dessinant des géométries variables de la communication, des investissements, des mouvements de population ? Quel mode de contrôle politique le territoire offre-t-il encore lorsque la quête identitaire cause des ravages et déstabilise les fondements de l'Etat souverain au profit des revendications particularistes ? La globalisation révèle la diversité des cultures plus qu'elle ne les atténue, rendant de plus en plus hasardeux les espoirs de régulation territoriale du jeu international.
L'international sans territoire explore comment les transformations du monde contemporain remettent en question l'importance du territoire dans les relations internationales. Alors que l'État-nation et son emprise territoriale ont longtemps structuré l'ordre mondial, la mondialisation, les flux transnationaux (informations, capitaux, personnes), les migrations et les réseaux dépassent les frontières, réduisant l'efficacité du contrôle étatique. Cette recomposition des espaces politiques et sociaux rend le territoire moins central comme cadre de régulation politique tout en maintenant des revendications territoriales intenses, créant un paradoxe : les frontières comptent toujours, mais sont moins capables de réguler les dynamiques internationales.
Les auteurs interrogent ainsi la crise de la territorialité classique : elle ne disparaît pas entièrement, mais se transforme sous l'effet des flux économiques, culturels et identitaires qui échappent à la souveraineté étatique. Ils montrent que cette mutation entraîne une complexification des relations internationales, où acteurs non étatiques, identités multiples et interdépendances créent des « géométries variables » d'influence et de pouvoir. Ainsi, plutôt que de penser l'international comme un espace figé de territoires souverains, il faut reconnaître des formes d'interdépendance et des structures politiques sans territoire fixe, redéfinissant le rôle des États et des sociétés dans un monde globalisé.
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Que reste-t-il du territoire à l'heure de la mondialisation lorsque les flux transnationaux recomposent les espaces et se jouent des frontières tout en dessinant des géométries variables de la communication, des investissements, des mouvements de population ? Quel mode de contrôle politique le territoire offre-t-il encore lorsque la quête identitaire cause des ravages et déstabilise les fondements de l'Etat souverain au profit des revendications ...
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