Lucien Hervé : Photographe malgré lui
Dans l'intimité de l'appartement parisien de Lucien Hervé et de sa femme Judith, peu de temps avant sa mort, le cinéaste belge, Gerrit Messiaen, libère la parole d'un homme visiblement peu enclin à la confidence mais qui se raconte ici avec sincérité et pudeur. Souvenirs d'enfance, souvenirs d'un homme politiquement engagé, le propos est illustré par les clichés noirs et blancs d'Hervé d'une beauté et d'une puissance d'évocation sidérante, alliant, par on se ne sait quel miracle, quelque chose d'implacable et à la fois d'extrêmement sensuel. D'origine hongroise, László Elkán arrive à Paris en 1929. Attiré d'abord par la peinture, la musique et la mode, il commence à photographier en 1938 pour Marianne Magazine. Militant actif à la CGT et au Parti Communiste, c'est naturellement qu'il rejoint, dès 1940, après son évasion du camp de prisonniers de Hohenstein, les rangs de la Résistance, sous le pseudonyme de Lucien Hervé. Proche de l'école humaniste française d'après guerre, dont font également partie Robert Doisneau et Willy Ronis, la carrière de Lucien Hervé prend un tournant décisif après sa rencontre avec Le Corbusier en 1949. Photographe attitré de l'architecte jusqu'au décès de ce dernier en 1965, Lucien Hervé est alors reconnu comme l'un des plus grands photographes d'architecture.
Numéro d'inventaire : E14-244
Durée : 55'
Couleur : Couleur
Langue : Français
Notes : Droits acquis par l'ESA pour la durée de vie du support : consultation gratuite dans l'emprise de l'organisme acquéreur, prêt à domicile pour l'usage privé-cercle de famille.
Localisation : prêt
Devise : €
| N° | Cote / Code barre | Localisation | Commentaire | |
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| 1 | V-DOC-HER E14-244 | [disponible] | YRéserver |