Après la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale, un quasi-consensus mondial s'est dégagé sur le principe du logement comme droit universel. Les gouvernements ont alors entrepris de fournir un logement à tous. Cependant, ces efforts ont considérablement diminué sous la pression du profit, à mesure que le néolibéralisme s'est imposé et que l'offre de logements s'est restreinte aux populations les plus défavorisées.
Ce numéro rassemble des exemples proposant différents modèles financiers et modes de vie partagés, malgré un contexte politique hostile au logement universel. En Tanzanie, un nouveau projet, financé par une fondation philanthropique, vise à améliorer la santé des habitants, tandis qu'en Bosnie-Herzégovine, un foyer pour victimes de violences conjugales encourage la vie communautaire. Comme le montre une coopérative d'Amsterdam, « le confort et le luxe sont plus accessibles au plus grand nombre lorsqu'ils sont partagés ». À Paris, la transformation d'un parking en logements de courte durée s'inscrit dans une ambition municipale plus large : augmenter la part des logements sociaux, encadrer les loyers et interdire les locations de vacances. Comme le rappelle Charlotte Banks, « sans une culture qui défend le droit au logement, le contrôle des loyers est aussi efficace qu'un coup de peinture sur de la moisissure ».
À Vienne, environ la moitié des habitants vivent dans des logements sociaux – des logements appartenant à l'État ou subventionnés qui offrent un logement sûr et abordable à des personnes de tous horizons. Mais même ici, des failles apparaissent, faisant de la cité Alterlaa un vestige d'une « époque d'abondance » plutôt qu'un signe avant-coureur de l'avenir. La lutte pour un logement universel se poursuit.
Following the catastrophe of the Second World War, there was a near global consensus that housing was a universal right. Governments began efforts to provide housing for all. But these efforts have largely dwindled under the pressures of the profit motive as neoliberalism has taken hold and provision has contracted to only the most disadvantaged sections of society.
This issue collects examples that propose different financial models and ways of living together, despite a political landscape that resists universal housing. In Tanzania a new prototype funded by a philanthropic foundation seeks to improve inhabitants' health, while a home for survivors of domestic violence in Bosnia and Herzegovina encourages communal living. As an Amsterdam co-operative shows, ‘luxurious amenities are most attainable for the greatest number of people when they are shared'. In Paris, the conversion of a car park into short-term housing is part of a wider municipal ambition to boost the proportion of state-subsidised homes, impose rent controls and ban holiday rentals. But as Charlotte Banks reminds us, ‘without a culture uplifting the right to dwell, rent controls have all the effectiveness of a daub of paint over black mould'.
In Vienna, around half of residents live in social housing – state-owned or subsidised homes that provide secure and affordable places to live to people from different walks of life.But cracks are appearing even here, making the Alterlaa housing estate a relic of a ‘time of abundance' rather than a precursor of things to come. The struggle for universal housing continues.
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Après la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale, un quasi-consensus mondial s'est dégagé sur le principe du logement comme droit universel. Les gouvernements ont alors entrepris de fournir un logement à tous. Cependant, ces efforts ont considérablement diminué sous la pression du profit, à mesure que le néolibéralisme s'est imposé et que l'offre de logements s'est restreinte aux populations les plus défavorisées.
Ce numéro rassemble des ...
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